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Amadrya

Bien-être

Séance d’hypnose thérapeutique avec Marjorie Le Bon

Dans ma nouvelle vidéo, je raconte comment j’ai vécu ma première séance d’hypnose thérapeutique avec Marjorie Le Bon :

Elle m’a contactée au milieu du mois d’août pour me proposer une séance, qui a eu lieu la semaine suivante. Ça a été une expérience très riche et très forte et j’étais très impatiente d’en parler sur ma chaîne.

Je tiens à préciser que ce que je partage dans cette vidéo est mon ressenti personnel, mais que chaque personne peut vivre cette expérience d’une manière différente. C’est uniquement ma propre expérience que je partage, comme souvent dans mes vidéos.

Marjorie est une personne extrêmement douce et bienveillante, qui sait tout de suite mettre en confiance et rassurer. Elle aime énormément son travail et cela se ressent vraiment durant les consultations. Je ne peux que vous recommander de tester ses vidéos démo d’hypnose sur Youtube ! L’hypnose m’a toujours énormément attirée et fascinée, mais je n’avais jamais osé me lancer et je suis vraiment ravie de cette première expérience. Ça correspondait parfaitement à mes attentes, et même bien plus. J’ai été vraiment étonnée de ressentir des effets physiques tout au long de la journée, comme par exemple une sensation de chaleur dans le ventre (comme si j’avais une bouillotte posée sur moi) très douce et très agréable, sachant qu’on avait travaillé sur les chakras racine et solaire principalement (elle m’a fait un soin énergétique pendant la séance).

Au delà de l’apaisement que m’a apporté la séance, j’ai ressenti vraiment des effets psychologiques : pendant les heures qui ont suivi, j’ai vraiment eu un regard nouveau sur moi-même ainsi que sur le monde qui m’entourait. Cette séance a eu lieu pendant une semaine assez particulière ou beaucoup de ressentis se mélangeaient, ce qui a rendu l’expérience encore plus particulière. Depuis, il y a eu quelques fois où ces changements me paraissaient lointains, et d’autres où je sentais vraiment une différence… C’est assez fluctuent, ça dépend des jours, mais le changement reste bien présent. Globalement, cette séance m’a surtout permis de prendre des résolutions importantes :

  • J’ai osé aborder un sujet important avec un proche, alors que je repoussais sans cesse le moment à cause de différents blocages
  • J’ai pris la décision d’aborder des sujets importants sur ma chaîne que je n’avais pas encore directement traités en vidéo jusqu’alors
  • J’ai pris la décision d’écouter à nouveau davantage mon intuition, et de me reconnecter peu à peu à ma spiritualité car c’est quelque chose qui me fait du bien et dont je ressens le besoin
  • J’ai réussi à comprendre la source d’un problème de santé qui m’a gênée tout l’été et qui était en fait d’origine psychologique (j’en parlerai dans une prochaine vidéo) et j’ai donc pu commencer à régler le problème

Cette liste n’est pas exhaustive, et reste assez vague car ces changements sont assez personnels, mais c’est pour donner une idée de la puissance de l’impact que ça a eu sur moi et sur ma vie.

Suite à cette expérience, je pense sincèrement que l’hypnose peut aider dans absolument tous types de problèmes/blocages que l’on rencontre dans notre vie, et que cela doit idéalement s’accompagner d’une démarche d’introspection et de développement personnel pour pouvoir tirer un maximum de bénéfices de l’expérience (à condition bien sûr de se sentir près pour ça : il ne faut jamais se brusquer soi-même, surtout sur les sujets sensibles). Il est important de trouver un(e) thérapeute qui nous met en confiance et permet justement d’entrer vraiment en soi-même et d’accéder à ces parties cachées de nous-même. L’hypnothérapeute nous oriente, nous guide, nous accompagne mais ne nous brusque pas et n’oblige à rien : c’est une forme d’hypnose où l’on a pas besoin de parler, simplement d’écouter, ce qui nous permet de rester dans une bulle sécurisante et de se laisser simplement porter, ce qui aide énormément à mon avis pour lâcher prise. De toute façon, on est conscient et lucide, et l’esprit ne nous emmène que là où il est prêt à aller : si l’on est pas prêt pour se confronter à certaines choses, cela n’arrivera pas car le cerveau sait très bien nous protéger. Pour cette raison, je pense qu’il doit être intéressant de réitérer l’expérience à plusieurs stades de notre vie, car selon notre progression personnelle, on accèdera à des choses et des prises de conscience totalement différentes : l’esprit nous emmène là où on a besoin à ce moment de notre existence.

Pour conclure, cette séance m’a permis de débloquer pas mal de chose et de faire un bilan assez important de ma vie aujourd’hui et du rapport que j’ai à mon passé. Ce n’est pas encore évident, mais je me sens déjà plus consciente, plus lucide vis-à-vis de mes émotions et plus sereine. À l’avenir, j’aimerais retenter l’expérience de manière ponctuelle, c’est-à-dire à chaque fois que j’aurais le sentiment d’avoir exploré toutes les pistes ouvertes par la précédente séance et que j’aurais le sentiment d’arriver à une impasse. Cette phase peut à mon avis avoir des durées variables, mais en l’occurrence, les chemins à explorer pour moi suite à cette séance sont extrêmement riches et nombreux, donc j’ai beaucoup de travail personnel à faire désormais. Je suis très heureuse d’avoir pu vivre ça, car ça m’a permis d’avancer plus rapidement que prévu et de sortir de ma zone de confort.

Je tenais à partager différents liens pour ceux qui sont intéressés :

Le site de Marjorie

Sa chaîne

L’interview de Marjorie réalisée par Mamanyoupie 

J’espère que ce partage vous aura plu ! On se retrouve très bientôt pour parler cette fois-ci d’autohypnose. Passez une très belle journée <3

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Vøringfossen – La fascination pour la nature

   Vøringfossen Waterfall, Norway, June 2018

Comment doit-on se sentir face à une telle expression de la puissance de la nature ? Écrasé ? Impressionné ? Subjugué ? Apaisé ?

Parmi le tumulte de la vie qui nous entoure, les prouesses technologiques, humaines, architecturales, comment expliquer ce besoin permanent de retour aux sources, retour à la nature, cette fascination et cette connexion que la plupart d’entre nous ressentons envers notre planète ?

L’homme pourrait-il égaler la puissance de la nature, la force d’une cascade, l’harmonie d’une forêt, l’équilibre d’un paysage de montagne ? Même s’il crée des forces plus grandes encore, des choses plus surprenantes, des choses qui justement défient les lois de la nature… Ce n’est jamais équivalent. La nature a cette force d’ÊTRE. Elle est simplement. Sans raison, sans explication, elle est. On peut étudier son fonctionnement, analyser tout ce qui compose le monde, sans jamais répondre aux questions métaphysique : pourquoi est-ce ainsi ? Et se dire que lorsque l’on ne sera plus, cette immense chute d’eau sera probablement toujours ici, puissante et majestueuse.

Au delà des sciences, il y a aussi et bien sûr l’art. L’art qui donne forme à l’irréalisable. L’art qui met des mots, des sons et des couleurs sur les émotions les plus profondes et les plus inexprimables de l’âme humaine. Certaines musiques nous donnent l’impression que notre coeur explose tant les émotions qui le transpercent sont puissantes. Certaines photographies font incarner à la nature un visage si imposant qu’elles nous font nous sentir minuscule, comme si on y était. Certains textes nous donnent l’impression de remettre en question notre vie entière, comme l’observation de la voûte étoilée, si proche et en même temps si inaccessible.

La nature incarne tout cela à la fois. L’existence déraisonnable et pourtant frôlant la perfection, les mystères de la sciences, la puissance d’une symphonie bouleversante. La nature nous aide à reprendre notre place insignifiante, et à prendre du recul sur la vie toute entière. Si rien n’a de sens, alors, tout en a un. Tout peut en avoir un. Au coeur de l’immensité sauvage, nous ne sommes qu’une poussière insignifiante et pourtant, chacun de nos actes a un impact. Si la nature nous appelle tant, c’est sans doute parce qu’elle seule a ce pouvoir de nous rendre lucide sur l’importance des choses. Elle est le chemin le plus direct vers la pleine conscience. Nous ne sommes rien, mais nous faisons partie d’un tout.

À nous de choisir notre place.

Voyage

Erasmus : gérer le manque et l’éloignement ?

Je n’avais jamais réalisé combien il était important d’avoir une vie sociale riche avant de partir en Suède. Après une année passée loin des miens, une année où j’ai eu l’impression d’être l’ombre de moi-même, une année passée en grande partie dans l’isolement et la solitude (avec pour unique compagnie mon amie et coloc, Sarah, sans qui je ne sais pas comment j’aurais pu vivre cette année), j’ai pu réaliser ce qui était vraiment essentiel pour moi.

– J’ai pu réaliser combien mes amis, bien qu’éloignés et peu nombreux, m’apportent énormément quand je les vois. Combien un petit restaurant avec un groupe d’amis ou une soirée entre étudiants peut permettre de décompresser. Combien la possibilité d’aller prendre un café avec une amie donne tout son sens au fait de vivre en ville.

– J’ai aussi réalisé à quel point savoir qu’on a la possibilité de faire certaines choses, comme rentrer voir sa mère sur un coup de tête, se ressourcer dans la maison de son enfance ou bien organiser une sortie avec ses proches à la dernière minute permet de se sentir entouré.

– J’ai compris combien cela rendait libre d’avoir une voiture, ou à défaut, de vivre avec des proches qui en ont une, et pouvoir organiser des sorties en tout genre sans se soucier des transports.

– J’ai réalisé combien c’était plus difficile de faire des vidéos régulièrement quand on avait beaucoup de contraintes matérielles.

– J’ai réalisé combien j’aimais peindre des toiles et combien ça me manquait d’avoir tout mon matériel, combien je rêvais d’avoir un atelier créatif.

– J’ai réalisé combien le manque peut nous faire nous sentir vide, nous ôter toute inspiration et toute motivation, nous faire nous perdre nous-mêmes, si on ne parvient pas à le combler.

Cette liste est non exhaustive.
À Stockholm, j’avais laissé de côté beaucoup, beaucoup, beaucoup des éléments qui constituaient mon équilibre, mon confort et mon bonheur, mais sans vraiment trouver de quoi les remplacer. Mon bonheur là-bas résidait majoritairement dans :
– L’exploration, les visites, la beauté de la ville et des paysages, l’accès facile à de nombreux lieux variés en transport en commun
– Le confort du campus avec sa super connexion internet, sa salle de sport au top, le lac avoisinant et les salles aménagées où je passais des journées entières à travailler.
– La découverte de la culture suédoise.

C’est déjà formidable, mais tout de même limité : nous connaissons tous la citation du film Into the Wild, « hapiness only real when shared ».
Jamais, jamais je n’aurais pensé vraiment en comprendre le sens, moi qui avait tendance à trouver le bonheur et la plénitude dans la solitude. Et pourtant, à Stockholm, combien j’aurais donné pour partager mes explorations hivernales solitaires ? Prendre une boisson chaude avec une personne que j’aime dans un des cafés cosy de Stockholm ? Partir me perdre en forêt avec une amie ? Visiter les musées accompagnée ? Rejoindre des amies à mon cours de yoga plutôt qu’y aller seule ? Inviter des proches à manger chez moi, ou passer une petite soirée ?
Évidemment, j’ai eu de la visite, j’ai pu passer des moments avec des gens. Mais recevoir un invité une semaine chez soi, ce n’est pas de tout repos, et c’est intense : dans ces moments, mon besoin d’avoir ma petite bulle de solitude quotidienne se faisait vite sentir. Ça n’a donc rien à voir avec le fait d’avoir des amis sur place à qui on peut proposer ces activités à la dernière minute, régulièrement, sans forcément s’organiser à l’avance. Quand aux connaissances que j’avais à Stockholm, le courant ne passait pas forcément suffisamment, je ne partageais pas assez avec eux.
Aujourd’hui, en France, je savoure mes moments passés entre amis plus que jamais. Et pourtant, je suis toujours aussi solitaire, mais j’ai quand même pris conscience de l’importance d’une vie sociale enrichissante.

Cette expérience m’a fait remettre en question certaines de mes certitudes sur le bonheur. Je pense toujours que l’on trouve le bonheur en soi-même, mais que l’absence de certains éléments dans notre vie peut être un réel frein à l’épanouissement (je le savais pour la santé, mais c’est vrai pour bien d’autres choses, finalement). D’où l’importance de vraiment se connaître soi-même, d’apprendre à reconnaître ce qui est bon pour nous et ce qui ne l’est pas, et donner son temps et ses efforts dans ce qui en vaut réellement la peine.
Mais cette expérience m’a aussi et surtout fait prendre conscience de la chance que j’avais de pouvoir profiter à présent de toutes ces choses qui m’ont manquées, et me font prendre conscience de la valeur qu’ont la famille, les belles amitiés, la possibilité d’avoir du matériel artistique/créatif et un accès aux livres et à la culture. Il faut parfois être privé des choses vraiment importantes pour apprendre à réellement les savourer.

J’espère que cette vidéo te plaira !

 

Voyage

Erasmus (partie I) : Isolement / L’enfer du logement en Suède

Je n’ai jamais trop aimé les études. En fait, j’adore apprendre, je m’intéresse absolument à tout, mais je n’aime apprendre que par moi-même. Je déteste les devoirs, les examens, car pour moi cela nuit à mon plaisir d’apprendre, en le rendant contraignant. Mais je me suis lancée dans des études de Lettres modernes après avoir renoncé, suite à un burn out, au cours Florent à Paris.

Encore une fois, j’ai retrouvé la même difficulté : moi qui adore les livres, le fait de devoir lire tel livre pour telle date faisait que j’y prenais beaucoup moins de plaisir, et résultat je n’ai jamais aussi peu lu que depuis que je suis en lettres. Mais j’ai poursuivis mes études, car je voulais obtenir cette licence, même si je ne savais pas encore avec certitude ce que j’en ferai. Plus les semestres passaient, plus je m’ennuyais et moins j’avais de plaisir en cours, alors Erasmus était pour moi le parfait compromis : ce serait un peu comme une récompense pour avoir eu mes deux premières années, et pour mêler le plaisir du voyage à cette troisième et dernière année.

De plus, j’adore les langues, et avoir fait Erasmus est quand même un atout dans le monde professionnel, je pense. Alors, l’année dernière, j’ai postulé pour différentes université, car il fallait mettre trois choix différents, mais je n’en avais qu’une seule en tête : Stockholm. Je rêvais d’aller en Scandinavie depuis toujours, alors j’étais prête à tout pour obtenir cette destination. J’ai commencé à lire des auteurs suédois, à apprendre la langue en autodidacte, à me renseigner sur la culture du pays… Cela ne m’a pas servi pour ma candidature, finalement, car nous n’étions que trois à demander la place, et je pense que je l’aurais obtenue dans tous les cas car j’étais celle qui avais les meilleurs résultats, notamment en langue vivante. Mais je ne regrette pas de l’avoir fait, car c’était enrichissant, et je connaissais un peu plus la culture de ce pays où j’allais vivre un an. Je n’ai finalement pas suffisamment travaillé pour pouvoir parler suédois, et surtout, j’ai réalisé que les suédois étaient assez inaccessibles et donc que j’avais beaucoup plus d’opportunités de parler anglais que suédois : ça m’a un peu démotivée à apprendre la langue si je ne pouvais pas trop la pratiquer. Mais les quelques bases que j’avais m’ont tout de même servies, et beaucoup de choses m’étaient déjà familières quand je suis arrivée ici.

Je pense que le plus gros des aspects négatifs d’Erasmus se situe avant le départ. Les trois ou quatre mois précédant la rentrée, passé le stress de savoir si ma candidature était validée, il y avait beaucoup de choses à faire (sur le plan administratif, mais aussi préparer mon départ, mon inscription, chercher un logement…) on était vraiment peu accompagnés, très livrés à nous même, et moi qui ai toujours eu un peu de mal avec l’administratif, c’était assez difficile. Mais le pire, c’était pour le logement. Je n’avais pas pris de logement étudiant, pensant que trouver un logement par moi-même ne serait pas plus compliqué qu’en France, mais j’ai appris seulement après qu’il y avait une véritable crise immobilière en Suède. Tous les logements se louent en seconde main, à prix très élevés, car il y a une demande énorme. Le seul moyen d’avoir un logement par le biais d’une agence est de s’inscrire sur une liste d’attente qui est longue de parfois dix, voire vingt ans selon l’emplacement. Avant d’arriver sur place, j’avais essayé de chercher des logements en passant par différents sites, mais je n’avais aucun résultat, je ne me rendais pas bien compte des distances par rapport à Stockholm, je tournais en rond et cela ne faisait que m’angoisser davantage. Alors j’ai décidé de faire confiance au destin, et j’ai laissé ça de côté.

Arrivée au mois d’août avec mon amie Sarah qui faisait Erasmus avec moi, ne sachant que très tard quand débutaient les cours, je n’avais pas de billets d’avion, et je ne voulais pas dépenser une fortune pour ça, car un billet de dernière minute en plein mois d’août aurait coûté très cher. C’est ainsi que nous avons décidé avec Sarah de partir en stop. J’ai fait une vidéo qui retrace notre périple.
Arrivées sur place, nous avons logé chez l’habitant en faisant du Couchsurfing, et nous avons passé nos journées entières pendant 4 jours (même si cela m’a semblé dix fois plus long) dans des cafés, pour profiter du wifi pour chercher un logement.
Nous avons finalement réussi à trouver, mais à condition de faire quelques compromis que je t’explique dans ma vidéo en fin d’article.

Finalement, cette expérience assez peu conventionnelle pour un départ Erasmus m’a rappelée combien on trouvait quasiment toujours une solution à chaque problème, et je me suis rendue compte que j’aimais beaucoup vivre ainsi, au jour le jour, et je regrettais de m’être autant tracassée en amont. Les difficultés que nous avons rencontrées ensuite étaient plus d’ordre administratifs : on ne comprenait pas grand chose au site de l’université, qui a un fonctionnement peu intuitif à mon goût (au bout d’un mois, je commençais seulement à le maîtriser un peu), et donc nous avions eu du mal à choisir nos cours, à comprendre comment ça allait se passer, etc. Mais la réunion d’accueil nous a soulagée du poids de la plupart des interrogations que nous avions, et je commençai alors à souffler. L’ambiance était assez dingue et c’était vraiment très différent de mon campus en France !

Les cours ont commencé alors, et puisque j’étudiais les lettres modernes en France, je me suis retrouvée dans le département de littérature française, et j’avais donc des cours… en français. Ma première grosse surprise était de n’avoir que 8 heures de cours par semaine. Mais j’ai vite compris que le travail personnel demandé dépassait de loin tout ce que j’avais pu connaître au cours de ma scolarité, ce temps gagné était donc loin d’être du temps libre, mais ça me convenait bien, moi qui préfère le travail individuel et qui n’aime pas trop les cours.

Le campus était génial, je m’y suis directement sentie bien, et j’y passais mes journées entières pour travailler quand je n’étais pas en train de voyager ou d’explorer les environs. Le rythme était intense mais le niveau largement accessible, donc je ne me faisais aucun soucis pour la réussite de cette année, du moment que j’étais rigoureuse et que je gardais une très bonne organisation. A vrai dire, c’est la première fois de ma vie que je me suis sentie studieuse, car en France, j’arrivais toujours à me débrouiller pour tout faire la veille des examens, ce qui n’était pas possible en Suède.

Voici donc comment s’est déroulé mon arrivée en Suède, et comment étaient mes premières impressions. Dans cette première vidéo, je te raconte comment s’est passé la suite et les deux principales difficultés que j’ai rencontré sur place : l’isolement, et les difficultés que j’ai eu avec ce fameux logement trouvé par chance à la dernière minute.

En ce qui concerne l’isolement, voici certains points que je n’ai pas vraiment détaillé mais qui me semblent importants :

– les suédois sont très peu accessibles comme je l’ai dis plus tôt. Ils sont très gentils mais il est difficile de les rencontrer et faire connaissances avec eux. De l’extérieur, ils peuvent donner une impression un peu fermée et snob, alors que ce n’est généralement pas le cas : c’est plus, de ce que j’ai pu voir, une sorte de réserve, d’effacement vis-à-vis des inconnus et particulièrement les étrangers (surtout si on ne parle pas suédois). Donc, en temps qu’expatrié ou étudiant en échange, il est très difficile d’en rencontrer, à moins d’avoir de la chance, et de parler suédois de préférence, et cela peut prendre beaucoup de temps et demander une très bonne intégration dans la société et la culture suédoise. Autrement, on rencontre quasiment uniquement d’autres Erasmus ou d’autres expatriés.

– Je l’ai évoqué rapidement, mais j’ai aussi des petits soucis d’anxiété sociale qui m’ont freinée dans ma recherche de nouvelles personnes. J’ai la mauvaise habitude de m’isoler pas mal, donc arriver dans une nouvelle ville et un nouveau pays n’est pas une situation facile pour moi : ça demande de vraiment faire des efforts pour se sociabiliser afin de créer des liens et les entretenir.

– De plus, j’ai tellement fait des rencontres incroyables juste avant de partir dans un milieu qui me correspondait (les picnics zéro déchets) que ça avait mis la barre très haute, et je me retrouvais moins dans les personnes que je croisais par la suite ; c’était moins facile de trouver des gens hypersensibles etc et intéressés par les mêmes sujets que moi et j’avais un peu de mal à l’accepter puisque je m’étais habituée à ça pendant tout l’été.
Mais en soi, être capable de créer du lien avec tout type de personne est une preuve de grandeur, de sagesse, d’ouverture et j’ai compris cette année que j’en étais encore loin : il ne tient qu’à moi de travailler dessus. Mais quand on est plutôt solitaire, on a du mal à consacrer beaucoup de temps et d’effort là dessus… Même si mes expériences de voyage m’ont fait pas mal grandir et avancer sur ce point, c’était plus facile car c’est momentané les voyages. En Erasmus, ça devient la vie quotidienne donc il faut appliquer ça au long terme et c’est là que ça devient plus difficile pour moi… Globalement, je vois rarement les gens que j’aime et ce sont des gens assez solitaires comme moi donc c’est plus facile de créer du lien comme ça. S’ils étaient des gens qui voulaient me voir souvent, sortir beaucoup, etc, pour entretenir notre amitié, ce serait plus compliqué, je ne me sens pas adaptée à ça…

– Enfin, concernant les deux soucis évoqués, il est évident que vivre en résidence universitaire aurait été une solution qui évite tout cela. Mais nous n’en avons pas eu pour différentes raison : mes difficultés avec les démarches administratives m’ont fait prendre un peu de retard dans l’organisation de mon départ, j’avais quelques réticences assez inconscientes à être en résidence universitaire et partager une cuisine, etc, avec d’autres personnes (à cause du besoin de solitude que crée justement mon anxiété sociale), et lorsque j’ai compris la situation pour se loger à Stockholm, il était déjà trop tard. Enfin, les places sont limitées et insuffisantes pour l’accueil de tous les élèves étrangers.

 

C’est à peu près tout, si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas ! J’espère que la vidéo vous plaira.

 

Bien-être

La fin de l’hiver

 

 

 

L’hiver est terminé.
Quand j’ai réalisé que c’était la dernière neige de l’année qui fondait à Stockholm, j’ai ressenti beaucoup d’émotions. Un an, c’est assez long en terme de durée, mais c’est court dans la mesure où chaque saison ne se vit qu’une seule fois : cela oblige à les savourer pleinement.
Bien sûr, je reviendrai à Stockholm, peut-être que je reverrai toutes les différentes saisons au cours de ma vie dans cette belle ville. Mais je n’y habiterai sans doute plus jamais, c’était une expérience unique dans ma vie.
Je me souviens parfaitement de la dernière fois que j’ai marché sur un lac gelé, à Lidingö, à la fin du mois de Mars, et des dernières traces de neige que j’ai pu voir dans certaines réserves naturelles ces derniers temps : l’impatience et la joie se mêlaient au sentiment de nostalgie.

 

 

Pendant toutes les longues nuits d’hiver, la ville de Stockholm était magnifique. Il y avait des guirlandes lumineuses partout, et les rues étaient bien éclairées durant toutes ces après-midi d’obscurité. C’était chaleureux, malgré le froid et l’obscurité. L’ambiance était calme, apaisante, feutrée. Stockholm est une ville où on se sent bien, apaisé et en sécurité, même après la tombée de la nuit.

 

 

Bien que l’hiver fut assez difficile à vivre, j’ai fait beaucoup de promenades, beaucoup de photos, j’ai exploré plein d’endroits lorsque la température était négative et qu’une épaisse couche de neige recouvrait la ville. Je me suis souvent perdue en pleine nature, aussi longtemps que ma résistance au froid le permettait, à explorer un maximum de parcs et de réserves naturelles.

 


Je me rappelle le bonheur que j’éprouvais lorsqu’il y avait du soleil sur le campus enneigé. Lorsque je rentrais chez moi tard le soir et que de légers flocons tombaient dans la rue déserte. Je me rappelle encore de la toute première fois qu’il a neigé : c’était lors de mon week-end d’anniversaire. Mon père était venu en Suède, et on avait loué un petit chalet au bord d’une rivière pour le fêter. Il y avait une ambiance magique, et je n’oublierai jamais ce week-end de mes 20 ans. Le dimanche matin, je me suis levée tôt, j’ai fait un sauna et puis je suis allée me baigner dans la rivière gelée, par -4°. C’était une expérience typiquement scandinave que j’avais toujours voulu vivre. Partir presque seule loin de tout pour mes vingt ans paraîtra sans doute un peu étrange à ceux qui préfère le contact social, les fêtes et la compagnie, mais personnellement, je ne pouvais pas rêver mieux que le calme, la nature, des bougies et une cheminée. Dans les pays nordiques, ce n’est pas un hasard si les maisons sont joliment décorées, s’il y a des magasin de lampes et de décoration partout, et qu’ils sont bien connus pour ça : rendre la vie en intérieur chaleureuse est le seul moyen de supporter les conditions difficiles de l’hiver. Être dans un bel endroit, agréable à vivre, chaud et lumineux, avec des gens que l’on aime, c’est peut-être un peu la base de l’art de vivre à la scandinave, et c’est en même temps si simple.

 

 

Je pense avoir savouré l’hiver malgré tout. Malgré la dépression saisonnière, malgré la grande fatigue, malgré certaines difficultés. Il m’a semblé extrêmement long : il est arrivé tôt, s’est installé progressivement, puis a semblé ne jamais s’arrêter. Et le printemps, lui aussi, est arrivé très rapidement : la neige a fondu, les jours se sont rallongés à une vitesse folle, les terrasses se sont remplies, les rues se sont animées…

Au moment où j’ai écris ce texte, nous étions à la fin du mois d’avril, et tous les arbres commençaient à bourgeonner, l’herbe reprenait enfin des couleurs, et il avait fait particulièrement chaud au milieu du mois. J’ai toujours adoré le printemps : c’est sans doute ma saison préférée, comme pour beaucoup de personnes. Mais jamais, de toute ma vie, je n’avais autant apprécié son arrivée.

 


Je pensais aimer le printemps, aimer la nature, mais pourtant, je n’avais jamais vraiment pris le temps de l’observer renaître. De détailler les différentes formes des différents bourgeons des différents arbres, de les voir s’épanouir jour après jour. Je n’avais jamais réalisé combien de temps l’herbe mettait à verdir, les fleurs à pousser, les arbres à retrouver leurs feuilles. Dans un sens, je suis heureuse d’avoir traversé une si violente dépression saisonnière : je n’ai jamais vécu aussi intensément le printemps avant cette année. Je n’ai jamais ressenti avec autant de force la vie se reformer, la terre se réchauffer et l’énergie créatrice se décupler. C’est sûrement parce que l’hiver a été difficile qu’aujourd’hui, je suis profondément heureuse, et pleinement consciente de mon environnement. Je me sens forte, épanouie, prête à réaliser toutes sortes de projets.

L’hiver est terminé, et il laisse place à la formidable énergie bienfaisante et créatrice du printemps. Et plus que jamais, je me sens connectée au monde qui m’entoure.

 

Bien-être

Honorer la vie : Le chemin vers la plénitude

HONORER LA VIE

 

 

Nous gaspillons toute notre énergie à chercher un sens à tout ce qui constitue notre vie. À chercher à être rationnel, à tout justifier.
Nous voulons à tout prix que chacun de nos actes aient un sens pour tenter d’oublier que la vie n’a, par nature, pas de raison d’exister, pas de sens.
Au lieu d’accepter cette vérité, nous la fuyons.
À trop vouloir justifier notre existence, nous oublions d’exister. A trop vouloir se chercher un but, une raison d’être, nous courons après des chimères.
La quête de plaisir, de confort, d’argent, de sensations… Nous remplissons notre existence car le vide nous effraie.
Bien sûr, c’est important de chercher sa mission de vie, de trouver une raison, un but qui motive nos actes : nous sommes sur Terre, alors autant agir dans le sens de nos valeurs.
Mais il ne faut pas oublier que ce ne sont pas nos actes et nos accomplissements qui nous rendent heureux.
Si l’on remplit notre existence uniquement pour oublier le vide, dès que l’on s’arrête, épuisé, qu’on prend une pause, le vide nous rattrape. On essaie donc de ne jamais s’arrêter, sinon, on plonge dans une crise existentielle.
On remplit davantage notre vie pour la fuir que pour la vivre.
À force de chercher le pourquoi, de chercher le sens, on brime notre imagination, on cesse de rêver.
Accepter que la vie n’a pas de sens n’est pas un fardeau, au contraire, c’est ce qui nous rend libre. Libres de lui donner un sens, notamment. Libre de donner aux choses l’importance que l’on souhaite, et donc, libre de s’engager pour ces choses que l’on juge importantes.
Essayez de vous replonger en vous-même, de retrouver l’enfant qui vit en vous.
L’enfant n’a pas besoin de justification, et en cela, il est bien plus sage que l’adulte. L’enfant donne du sens à sa vie en imaginant des univers, des sensations, des mondes parallèles. Il n’attend pas de trouver un sens aux choses pour agir : il agit car c’est ce qui donne du sens aux choses.

 

 
Lorsqu’on est enfant, on a hâte d’être adulte pour devenir libre et responsable. Mais finalement, malgré toutes les règles et les contraintes, c’est lorsque nous sommes enfants que nous sommes le plus libres. Parce que la liberté ne se trouve pas dans notre état physique ou dans notre capacité d’action, mais dans notre esprit. Un esprit libre et inventif est capable de donner du sens à toute chose. Même s’il est enfermé, même s’il ne voyage pas, même s’il ne bouge pas, il est capable de s’élever.
On pense à tort que si l’on arrive à trouver le sens de la vie, de notre vie, on trouvera le bonheur.
Mais nos actions n’effaceront jamais le fait que l’existence soit absurde et éphémère. Inscrire notre nom dans l’histoire ne nous rendra jamais vraiment immortel.
Notre bonheur ne se trouve ni dans nos actes, dans ce que l’on crée, ni dans ce que l’on possède.
Vous ne serez pas dans de meilleurs conditions pour être heureux demain qu’aujourd’hui. Le bonheur ne sera pas plus facile.
J’ai une bonne nouvelle pour vous : vous avez actuellement tout ce qu’il vous faut pour trouver le bonheur véritable. Vous possédez un corps terrestre et un esprit capable de penser.

 


Vous n’avez besoin de rien de plus. N’attendez pas d’être confronté à la mort ou de perdre la santé pour vous décider à vivre.
Commencez par vous détacher du lien toxique que vous entretenez avec votre corps : oubliez un instant votre physique, vos défauts esthétiques, l’apparence visuelle de votre enveloppe charnelle. Votre corps est l’unique lien que vous avez avec la vie. La vie est un miracle, et en ce sens, votre corps est divin, sacré. Oubliez les miroirs, oubliez les selfies, cessez de voir votre corps de l’extérieur si vous souhaitez l’incarner. Commencez par l’observer directement. Observez le grain de votre peau, le bombé de vos ongles, les plis de vos mains. Touchez vos épaules, votre ventre, votre dos. Caressez votre corps comme un objet précieux et sacré. Caressez votre corps comme vous caresseriez quelqu’un dont vous êtes fous amoureux. Puis ressentez-le. Visualisez vos organes, le sang qui circule en vous, prenez conscience de tout ce qui se déroule à l’intérieur de votre corps, miraculeusement, et qui vous permet de respirer, ressentir, voir, penser. Prenez conscience de toutes les blessures, toutes les plaies que votre corps a guéri, toutes les maladies qu’il a combattu pour que vous restiez en vie.
Cessez de penser qu’aimer son corps, c’est apprendre à aimer ses défauts et à se trouver beau ou belle. Ce qu’il y a de plus beau dans votre corps, dans chaque corps, ce n’est pas son apparence, c’est son essence même, c’est la vie. Aimer son corps, c’est le premier pas pour aimer la vie. Aimer son corps, c’est le ressentir, l’incarner et le respecter. C’est agir pour sa santé, s’écouter et être doux avec soi-même.
Une fois que vous avez créé ce lien avec votre corps, félicitez-vous, vous venez de vous connecter à la vie présente. C’est la première étape vers la plénitude. Ressentez votre corps de votre tête jusqu’à vos pieds, ressentez chaque sensation, cessez de vivre coupé de votre corps physique et acceptez de l’incarner pleinement.

 


Vivre avec et dans son corps, c’est le premier pas pour vivre en pleine conscience, car le corps ne se projette pas et ne revient pas dans le passé : il est ici et maintenant. Il est en vie en cet instant, et c’est tout ce qui compte. Votre corps est fort mais la vie est fragile. N’attendez pas de la perdre pour en prendre conscience.
Il s’agit de trouver la paix entre votre corps et votre esprit. Le seul amour dont vous avez réellement besoin, c’est l’amour de vous-même. Le reste n’est que du plus. Et lorsque vous cultiverez cet amour, alors vous ressentirez l’amour de l’univers tout entier. Car vous vous sentirez béni, protégé, aimé, par le simple fait de ressentir pleinement la vie en vous. À ce stade, vous n’aurez déjà presque plus besoin de rien. Vous serez déjà proche de la plénitude.

 


Alors, n’ayez pas peur d’être seul : c’est nécessaire pour se retrouver. Vous avez pour vous votre corps, votre esprit, et votre conscience de l’univers. À partir de là, vous pouvez tout faire, tout créer, où que vous soyez. Alors essayez. Allongez-vous dans l’herbe, connectez-vous à la terre, et dites-vous que vous faites partie d’un tout. Vous n’êtes pas seul. Cette terre vous connecte en cet instant à toutes les formes de vie qui la peuplent, à toutes les énergies présentes. La terre est votre ancrage, votre refuge.

 

 

 

Une fois que vous êtes bien ancré, connecté au sol, n’ayez plus peur de l’infiniment grand, et osez lever les yeux. Regardez le ciel. Et, que vous soyez croyant, ou que vous soyez athée comme moi, priez. Priez pour vous adresser à qui vous voulez ou à ce que vous voulez, que ce soit un dieu, un être cher, vivant ou disparu, lointain ou proche, une célébrité qui vous inspire, un maître spirituel, la nature, la terre ou l’univers tout entier. Si vous avez l’impression que les rapports humains sont superficiels et que les autres ne vous écoutent pas vraiment, essayez de vous exprimer de cette manière, et vous cesserez enfin de vous sentir seul. La solitude n’existe que dans votre esprit : si vous décidez de vous connecter à tous les êtres, ou à quoi que ce soit, vous ne serez pas seul. Riez, pleurez, criez, faites ce que vous voulez : vous êtes en tête à tête avec l’univers, c’est votre moment, cessez de réfléchir et de vous juger.

 


Soyez indulgent. Même si vous atteignez la plénitude, l’éveil, en agissant ainsi, vous ne conserverez pas cet état en permanence. Pardonnez-vous si vous vous en éloignez parfois, lors de votre vie quotidienne. Le bonheur véritable ne s’acquiert pas, il se développe et s’entretient continuellement. Il y aura forcément des moments moins propices à cet état de bien-être. Mais accordez-vous des moments de lâcher prise, de solitude dans la nature pour pouvoir le retrouver quand vous en éprouvez le besoin.

 

Voici le sens véritable de la vie, selon moi. Il s’agit de la vie que l’on dépouille volontairement de tout acte, toute recherche de sens, toute justification. C’est la vie dans son sens le plus simple, le plus basique : l’air qui circule dans vos poumons, votre coeur qui bat, votre sang qui circule, la terre sur laquelle vous vivez, le monde qui vous accueille le temps d’une vie. Si vous acceptez d’apprendre à aimer cela, à ressentir du bonheur pour ces choses-là, alors vous avez réussi à aimer la seule chose que rien au monde ne pourra vous retirer de votre vivant. Si vous basez votre bonheur sur ces éléments-là, alors vous vous offrez la possibilité d’être heureux à chaque instant de votre vie jusqu’à votre dernier souffle.
C’est la seule attache passionnelle que vous devez entretenir.
Si vous n’aimez pas votre corps, vous ne pouvez pas réellement aimer la vie.
Alors avant de vouloir changer le monde, oeuvrer pour le bien et la justice, ou la paix dans le monde, commencez à trouver la paix intérieure, la paix avec vous-même. Vouloir être heureux alors que d’autres souffrent n’est pas égoïste. Au contraire, c’est ce qui fera votre force, et c’est une étape primordiale si vous voulez changer le monde.
Rayonnez, soyez en paix, aimez-vous et honorez votre corps.

 

 

 

Voyage

Travel Diary #4 : Vilnius

VILNIUS TRAVEL DIARY

 

Voici le quatrième de mes douze Travel Diaries, à Vilnius !
Alors que l’été est déjà bien entamé, je t’emmène pour un court séjour glacial dans les rues enneigées de Vilnius, la capitale de la Lituanie, en janvier 2017.

Avec mon amie Sarah, nous avons décidé, à notre retour de Dublin, de réserver sur un coup de tête des billets pour Vilnius, au beau milieu d’une nuit de décembre. À peine notre dernier partiel de janvier terminé, nous décollions pour cette nouvelle aventure dans ce pays assez méconnu. Et je dois avouer que j’ai eu un réel coup de cœur pour cette ville. J’aime énormément les pays de l’Est,  notamment pour leur architecture et leurs rues dépaysantes. Je t’emmène avec moi découvrir cette ville étonnante, ses églises magnifiques, ses musées, le château de Trakkai situé au beau milieu d’un lac gelé, … C’était un voyage magnifique que je suis heureuse de partager avec toi aujourd’hui.

Je partage avec toi en bonus, à la fin de la vidéo, la constitution officielle de la République d’Uzupis, une république indépendante située en plein cœur de la capitale  !
Voici l’annonce de mon challenge Douze mois douze voyages si tu ne l’as pas encore vue : https://www.youtube.com/watch?v=DVHjRdheQl4

 

J’espère que la vidéo te plaira, n’hésite pas à partager car c’est un soutien énorme et à t’abonner si ce n’est pas encore fait pour ne manquer aucune vidéo !

Je pars demain à Bordeaux pour la tournée de Picnics Zéro déchet, donc plein plein de nouveautés à venir tout au long du mois de Juillet.

Je te dis donc à très bientôt

 

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Arts

Exposante au Salon Fantastique 2017 : Mon bilan !

 

 

 

 

 

Comme tu le sais si tu as vu la vidéo où je l’annonçais, cette année, j’étais exposante au Salon Fantastique à Paris. Aujourd’hui, je te fais le bilan de cet évènement qui était si important pour moi.

 

 

Commençons dans l’ordre chronologique.

En février 2017, à l’approche de cette 5ème édition du Salon Fantastique, alors que j’en discutais avec des amies, j’ai eu l’idée soudaine (et un peu folle) d’y aller en tant qu’exposante.
Le soucis, c’est que je n’avais rien, absolument rien à exposer.
J’avais quasiment arrêté de peindre, l’écriture de mon roman n’avançait plus beaucoup, j’étais dans une période un peu vide sur le plan artistique. J’avais besoin de stimulation, de motivation, et je me suis dit que ce pourrait être un challenge assez énorme.
Pari risqué, mais réussi.
J’ai commencé par élaborer un plan : que pourrais-je exposer ? Qu’aurais-je le temps de réaliser en trois mois ? Par où commencer ?
J’ai tout d’abord réalisé des croquis pour mon costume, puis j’ai acheté le matériel nécessaire pour la réalisation, et j’ai passé des heures, nuit et jour, à le réaliser. J’ai commencé par les accessoires pour les bras, puis la robe, et j’ai terminé par la coiffe. C’était épuisant car je l’ai fait en assez peu de temps, mais j’étais fière du résultat.
Je me suis alors remise à l’écriture et à la peinture. Pour commencer, j’ai fouillé dans tous mes documents pour me remettre en tête toutes les idées que j’ai eu au fur et à mesure que je créais mon univers au cours de ces sept dernières années, et j’ai développé mes différents personnages. J’écrivais partout, chez moi, à l’aéroport, dans l’avion… Entre les partiels, les cours, le permis que j’ai passé (et obtenu) début avril et mes voyages, ce n’était pas toujours facile à gérer. À côté de ça, je réalisais de nombreuses peintures, toutes en rapport avec mon roman, que je comptais exposer au salon.
Fin avril, j’étais presque prête, mais la tension montait. Il me restait beaucoup à faire, j’avais peur que ça ne suffise pas…
J’ai fait imprimer mes cartes de visite, j’ai acheté un joli book dans lequel j’ai mis les impressions des portraits de mes différents dieux, j’ai fini mes toutes dernières peintures, et très vite, le jour J est arrivé.
Mon amie Margot est venu de Belgique juste pour m’accompagner, elle était donc chez moi la veille du départ. J’ai fait ma valise très tard, et je devais me lever à 6h du matin, c’était donc une nuit très courte. J’avais tellement peur d’oublier quelque chose !
Le lendemain donc, on a pris notre bus, on est arrivées au Palais des Congrès où on a pris un rapide petit déjeuner, et on est allée au salon, au Paris Event Center porte de la Villette.
J’était très excitée mais aussi un peu intimidée, je ne savais pas trop ce que je devais faire en arrivant, je me demandais même un peu ce que je faisais là. Heureusement que Margot était là au début, haha. Je suis allée me préparer dans les toilettes après avoir fini deux toiles en vitesse, j’en ai eu pour une heure environ (entre le maquillage, l’habillage, les lentilles…). J’ai essayé de décorer un peu et de disposer joliment mes peintures sur mon stand, et petit à petit, le Salon a ouvert ses portes et les visiteurs sont arrivés. C’était calme au début, mais à partir de 15h, il y a eu énormément de monde : c’était très intense, j’étais prise en photo très souvent, et j’ai pu discuter avec beaucoup de monde. J’ai très vite pris confiance, je me sentais à ma place et j’étais ravie d’être là. Finalement, le pari était réussi ! J’étais prête à temps, et ça plaisait aux gens.
Les trois jours sont passés à une vitesse folle, je me suis beaucoup amusée, j’ai pu profiter un peu du salon (notamment grâce à ma chère voisine de stand Alison de la Forge des Centaures avec qui on se relayait pour surveiller nos stands) et rencontrer des personnes formidables. Comme chaque année, le salon regorgeait de stands tous plus beaux les uns que les autres, j’étais émerveillée devant le talent des différents artistes et créateurs présents. Et c’est sans parler des costumes !
J’ai même eu l’occasion de participer au concours de costume, c’était une expérience très sympa. Ce n’était que mon deuxième costume mais il a tout de même eu un certain succès, et je suis arrivée septième (ou huitième) ex aequo. Certains costumes étaient vraiment extraordinaires.
Le plus dur, je pense, c’était de remettre mon costume trois jours de suite, aha ! Il a un peu souffert du salon, mais il a bien tenu le coup.
J’ai eu une extinction de voix pile pour le salon, donc c’était compliqué car je parlais énormément avec les visiteurs, j’ai mis plusieurs jours à m’en remettre ! Mais on en a bien ri, parce que ma voix était vraiment dans un état catastrophique et ne collait pas du tout avec mon costume de reine fantasy. Je n’ai pas vloggué pendant le salon, je regrette beaucoup mais en plus de ne plus avoir de voix, j’avais des soucis techniques : mon téléphone était sur le point de rendre l’âme, ma gopro fonctionnait très mal (je l’ai échangée depuis) et c’était un peu compliqué de me balader avec mon réflex (je ne pouvais meme pas le passer autour de mon cou à cause de ma coiffe). C’était compliqué de filmer tout en tenant mon stand car j’étais très sollicitée !

 


Maintenant, place au bilan.

La préparation a été très dure : beaucoup de doutes, d’angoisse, crainte d’illégitimité (exposer alors que je me remettais tout juste à la peinture et que mon livre était loin d’être fini), peur de ne pas être prête dans les temps, de ne pas réussir à gérer ou assumer, peur d’être déçue et que ça ne marche pas…
Emotionnellement, c’était vraiment dur à gérer. Je n’avais même plus le temps d’aller au sport, et je n’allais à la fac que pour mes examens. Heureusement j’avais pas mal de soutien de certains de mes proches. Je me souviens, en février, je rêvais toutes les nuit que j’étais au salon et que rien n’était près !
En plus, mes partiels ont commencé le 4 mai, et terminaient le 18. Autrement dit, le salon tombait en tout début de mes examens, pour ne rien arranger.
Mais si c’était à refaire, je le referai. Pour plusieurs raisons.
Premièrement, la productivité. Ça m’a mis le coup de boost dont j’avais besoin après avoir longtemps stagné sur le plan créatif. Avec une telle deadline, plus le choix, je devais m’y mettre sérieusement, pas question de tout foutre en l’air !
Ensuite, le résultat. J’étais si heureuse de voir que mon travail plaisait, et de pouvoir parler de mon roman et de mes projets à des inconnus, de voir qu’ils étaient intéressés. J’ai eu le sentiment que ça pourrait vraiment marcher, et que si je bossais à fond, j’aurais une chance de réaliser mon rêve qui est de vivre entièrement de mes différentes passions (que ce soit l’écriture, la peinture, les vidéos, mon blog…). De plus, mon roman a toujours été un projet assez intime, je n’en parlais qu’à mon entourage proche, et pour la première fois j’ai pu en discuter avec le public et j’ai été agréablement surprise d’avoir de très nombreux retours positifs. Mes cartes de visite sont parties très vite, et beaucoup de personne sont venues me suivre sur ma page facebook. Ça m’a tellement motivée !
Sans parler des nombreux retours sur mon costume, les très nombreuses personnes qui sont venues me photographier et me complimenter, ce qui est une récompense très agréable pour toutes ces heures passées à le confectionner.
J’ai rencontré aussi des personnes avec qui j’ai gardé contact et qui ont été très bienveillantes et sympathiques, j’étais tellement heureuse de pouvoir présenter mon travail ! Ça m’a donné une confiance énorme en l’avenir, et en moi-même.
Je pense que c’était loin d’être mon dernier salon, et qui sait, peut-être que la prochaine fois, j’aurais mon livre à faire dédicacer !
Je tiens au passage, une fois de plus, à remercier toutes les personnes qui ont fait de cet évènement une expérience inoubliable, que ce soit les organisateurs, les bénévoles, les exposants, les visiteurs, ainsi que mes amis qui sont venus me voir à mon stand !
J’espère pouvoir venir, au moins en visiteuse, à l’édition de Novembre, quitte à revenir de Suède juste pour l’occasion.
Désormais, je suis plus motivée que jamais pour tout donner et ne pas décevoir toutes ces personnes qui croient en moi.

Voyage

Le grand départ !

Hello !

https://youtu.be/z9RTJDHZGyc

Aujourd’hui, je te poste une vidéo un peu particulière que j’ai réalisée il y a une dizaine de jours, le lendemain de mon arrivée à Montréal. J’espère que le format en timelapse n’est pas désagréable à regarder, c’est un peu un test, n’hésite pas à me dire ce que tu en penses ! En la revisionnant j’avais l’impression que ça bougeait peut-être un peu trop, et que ça pouvait être un peu fatigant ou étourdissant à regarder. Si c’est le cas je réserverai le timelapse à des vidéos plus stables et calmes 🙂
Je reprends un peu le format vlog, ça faisait longtemps. J’ai quelques vidéos d’avance à poster et je travaille sur mon quatrième Travel Diary actuellement, tout en filmant énormément de choses chaque jour (je vais avoir énormément de boulot en montage aha, je vais être bien occupée cet été).
Ce n’était pas sûr du tout quand j’ai fait la vidéo, mais finalement je vais avoir le temps de repasser à Rouen à mon retour de Montréal avant de repartir pour un projet dont je te parlerai très prochainement.
C’est un sentiment assez incroyable de quitter tout comme ça, c’est arrivé très vite. Le fait de partir m’a permis de réaliser combien il y avait de choses et de personnes importantes pour moi là où je vivais, et donc d’en profiter au maximum. Cela m’a rappelée combien il est important de profiter à fond chaque instant de ce qu’on a, et de ne pas se rendre compte de ce qui est précieux uniquement lorsque l’on doit s’en séparer. On ne doit pas trop compter sur le lendemain, car lorsqu’on vit chaque jour comme si on pouvait perdre tout le lendemain, en ayant conscience de notre bonheur et de la valeur de ce qu’on a, permet de vivre beaucoup plus intensément. Il ne faut jamais prendre pour acquises les choses qui font notre bonheur, car sinon on risque de ne même plus se rendre compte de ce qu’elles nous apportent.
Je suis heureuse d’avoir pu vivre ça, c’était une expérience assez extraordinaire et je veux remercier toutes les personnes qui m’ont permis de vivre des moments magiques durant les deux années où j’ai vécu à Rouen.
J’aime avancer sans trop savoir de quoi demain sera fait, en veillant toujours à faire les meilleurs choix possibles. Parfois de très belles choses arrivent dans notre vie au moment où on s’y attend le moins, alors c’est important pour moi de ne pas avoir de plans trop fixes. Mais je suis impatiente de voir ce que l’avenir me réserve.
C’est un vlog assez personnel que je partage avec toi aujourd’hui, car c’est une étape importante de ma vie et j’espère pouvoir inspirer les gens à suivre leurs rêves à fond et à ne pas craindre l’inconnu.

J’espère que cela te plaira <3 Je te dis à très bientôt !

Voyage

Travel Diary #3 : Dublin

 

Hello !

Actuellement à Montréal, je profite de mon voyage pour avancer dans le montage de mes Travel Diaries. Cette fois, je t’emmène pour un court week-end à Dublin durant la période de noël, mi décembre 2016.

J’y suis allée avec mon amie Sarah avec qui j’étais déjà allée à Amsterdam, c’était un voyage très court donc nous n’avons pas vraiment eu le temps de visiter énormément. C’est peut-être le voyage le moins riche de ce challenge en terme de visites, mais on a surtout profité de l’ambiance des rues de Dublin à la période de Noël. C’était surtout de longues balades jusqu’à tard le soir, mais finalement cela m’a permis de capturer de très belles images pour ma vidéo !

J’espère qu’elle te plaira, l’ambiance de mes Travel Diaries varie beaucoup selon la destination et l’époque de l’année, j’essaie de varier un peu les styles !

A bientôt !