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Amadrya

Réflexions

J’essaie de trouver les CLÉS de mon élan créatif

 

 

Plutôt que de foncer tête baissée dans des techniques de développement personnel, j’ai voulu décortiquer les mécanismes qui freinaient ma motivation… Et j’ai bien fait !

Parce que même si je connais les solutions de développement personnel qui pourraient m’aider actuellement (méditer, faire du sport, me motiver d’une manière ou d’une autre), je ne veux pas me contenter de ça, parce que je me connais : je sais que dès que mon emploi du temps redeviendra contraignant, ou bien que j’aurais une baisse de moral (coucou l’hypersensibilité et l’inconstance des émotions), je n’aurais plus la volonté de m’y tenir. Et ce, pour la simple et bonne raison que ça me paraîtra vain et que je ne saurais plus pourquoi je fais tous ces efforts (parce que oui, le développement personnel, c’est avant tout des efforts).

Non, là, ce que je cherche, c’est une solution qui puisse marcher MÊME quand c’est le vide intérieur, même quand je suis exténuée et au bout de ma vie, même quand je panique tellement que j’ai envie de disparaître, même quand j’ai un coup de blues et que je ne crois plus en rien. Parce que ces situations ARRIVENT, qu’elles sont HUMAINES et que c’est NORMAL. Donc au lieu de me voiler la face en croyant que je pourrais contrôler mes émotions du jour au lendemain grâce au développement personel, je veux plutôt prendre le temps de comprendre, pour pouvoir anticiper ce problème.

Et donc, plutôt trouver des solutions faciles, agréables, plaisantes, et qui ne coûtent pas trop d’effort : parce que quand on va mal, on devient fainéant, c’est un fait.

Je ne vais pas dire que j’ai trouvé la solution miracle en une semaine, non. Mais j’ai trouvé une piste : si, à chaque fois que j’ai un élan de bien-être et de motivation, j’en note la cause, que j’en prends conscience, et que je réfléchis à pourquoi cette situation m’a mise dans un état d’esprit positif, à priori je devrai pouvoir reproduire cette situation volontairement.

Donc, premier test : laisser de côté mes tâches à accomplir et au lieu de ça, ranger mon appart en écoutant de la musique que j’aime beaucoup, et m’autoriser à prendre le temps de regarder les documents / carnets / magazines / livres qui me tombent sous la main. Laisser ces objets faire leur effet et me rappeler toutes les choses que j’ai envie de faire en temps normal. Me rappeler combien il y a de choses à lire, à apprendre, à voir, à faire. Me souvenir de l’état d’esprit dans lequel j’étais quand je remplissais ces cahiers, bullet journal, agendas et autres organiseurs.
Et laisser la magie opérer.

Je pense vraiment que ranger son appartement, ça aide à ranger son esprit, qu’écouter de la musique rend plus heureux et que se plonger dans les choses qui nous ont inspirés par le passé ne peut que nous redonner un peu d’inspiration.
Alors les trois en même temps, c’est forcément bon, non ?

Du coup, au lieu de faire des to-do lists et routines quotidiennes de warrior qui ne marchent la plupart du temps QUE quand je suis dans de bonnes dispositions (bon moral, bien dormi, pas en lendemain de soirée, pas eu de conflit avec un proche ou autre soucis perso, pas le premier jour des règles, etc), je vais chercher des trucs pour me composer une routine qui fait venir la motivation. Parce qu’une fois que la motivation est là, faire mon sport / méditer / manger sain / bosser, etc, eh bien… ça devient beaucoup plus facile.

Je tiens à préciser que j’écris cet article deux jours après avoir fait cette vidéo, que mon bon mood était un peu retombé, donc j’ai testé à nouveau cette technique et… depuis, j’ai déjà coché 4 cases sous ma to-do list, je m’apprête à mettre en ligne ma vidéo et en plus je rédige cet article.

À suivre donc, mais je pense que je suis sur une très bonne voie ! Et j’espère pouvoir trouver d’autres réponses très rapidement (que je partagerai avec vous bien entendu !)

Je vous souhaite une merveilleuse journée 🙂

 

Non classé

Plein plein de projets <3

 

Comme prévu je complète cette vidéo par écrit parce que sinon je m’éparpillais trop car j’avais juste TROP de choses à dire, je suis plus douée pour synthétiser par écrit haha ! Je viens juste de tourner cette vidéo et je suis super malade (ça s’entend un peu) épuisée, on est dimanche soir et je dois me lever super tôt demain mais je tenais vraiment à faire au moins une petite vidéo en attendant d’avoir à nouveau vraiment du temps à consacrer à ma chaîne.

La raison pour laquelle je ne chercherai pas de nouveau stage après celui-ci est que j’ai atteins mon quota minimal pour l’année : or, là, actuellement, ma priorité ce sont mes projets car je ne peux plus attendre et retenir cette envie de créer plus longtemps. Je te parlerai plus en détail de mes stages, de mon école et de ce que ça m’apporte mais je suis sûre d’une chose : actuellement, j’ai besoin de temps bien plus que d’une expérience pro supplémentaire.

Ensuite, j’étais très très noyée dernièrement car plein de choses se sont accumulées : ça a commencé avec Livre Paris (puisque je travaille dans une asso qui défend les droits d’auteur, j’y suis allée pas mal avec mon stage pour assister à des conférences, tables rondes etc, et j’avais quelques journées à rattraper donc j’ai eu des grosses semaines à cette période), et depuis tout s’est enchaîné : un week-end où j’étais hôtesse d’accueil sur un vernissage, cumulé à du baby sitting, deux gros oraux à préparer en groupe (+ deux solo) le soir après le boulot pour mes cours qui m’ont dévoré toutes mes soirées, et là dernièrement un autre stage où j’ai dépanné en étant hôtesse d’accueil sur une expo de design et qui va me rapporter un peu d’argent aussi car j’ai eu pas mal de grosses dépenses dernièrement. Du coup, vraiment, ce mois-ci, c’était ultra intense et le peu de temps que j’ai eu, j’ai choisi de me reposer, regarder des séries, me détendre pour être d’attaque le lendemain, et voir mes amis. C’était dur, car j’avais super envie de faire d’autres trucs, mais je me serai juste épuisée.

ET DONC, j’en viens au plus important !
Je te présente ci-dessous une liste laaaargement non exhaustive des thématiques que je compte aborder (je dis thématiques, et pas sujet de vidéo, car certaines feront une vidéo à part entière, d’autres plusieurs vidéos, certains seront regroupés ensemble, etc.. Bref, ce sont juste des pistes pour l’instant !)

  • La spiritualité, ce que ça signifie pour moi, ce que j’en pense et où j’en suis,
  • la philosophie (c’est super large mais notamment refaire des vidéos dans le style d’ « Y a-t-il des vérités ? »
  • reparler d’anxiété sociale et plus globalement de mon rapport aux autres et comment ça a évolué dans ma vie,
  • de mon école, du milieu dans lequel je travaille/j’ai travaillé (communication, culture, marché de l’art etc),
  • de la photographie,
  • de livres,
  • de musique,
  • de l’art en général,
  • de féminité / féminin sacré / cercles de femme,
  • d’écologie,
  • du rapport que j’ai aux engagements/au militantisme,
  • de mon rapport à l’esthétique, aux vêtements, à l’apparence,
  • du sport,
  • des fictions qui m’ont marquée dans la vie et fait évoluer,
  • de voyages,
  • d’amour, de sexualité, de rapport au corps, de relations,
  • de mes tatouages et du sens que le tatouage a pour moi,
  • de comment je suis sortie de la dépression,
  • de comment trouver un sens/but à sa vie,
  • de comment faire des choix, de la notion de responsabilité, de loi de l’attraction, de développement personnel (et de ce que je pense du dev perso)
  • de slow life, bien sûr,
  • approfondir certains sujets déjà abordés (autisme, surdouance, dépression, etc)
  • le stress,
  • la santé et les différents types de médecine,
  • l’alimentation,
  • mon rapport à la nature,
  • des réflexions sur le monde/la société actuelle,
  • l’éducation, l’école,
  • le sentiment d’absurde et les crises existentielles,
  • mon expérience d’auto-hypnose,
  • les différents types d’intelligence, l’introversion,
  • mon rapport à l’alcool et aux substances qui altèrent le comportement,
  • la confiance en soi,
  • savoir qui l’on est, apprendre à se connaître soi-même,
  • mon parcours artistiques, mon évolution en dessin etc,
  • le minimalisme,
  • ETC

 

 

N’hésite pas à me dire :

– s’il y a une ou des thématiques qui t’intéresse vraiment vraiment et que tu aimerais que je fasse en priorité (parce que forcément vu tous les sujets ça va prendre beaucoup de temps pour tout aborder)
– Si tu as une idée soit qui n’y est pas soit qui est assez spécifique et dont tu aimerais que je parle
– Toute sorte de suggestion enfin, parce que je veux faire ce qui me plaît mais c’est aussi important que ça VOUS plaise donc vos avis comptent beaucoup, et je vous invite donc à participer !

 

A bientôt <3

Arts

J’ai toujours rêvé d’être écrivaine

Aujourd’hui, j’ai envie de te parler un peu du livre, car c’est quelque chose d'assez central dans ma vie.


Quand je dis le livre, et non les livres, c’est parce que je parle bien du livre en général, et pas juste des livres que je lis.

De nombreuses choses sont à l’origine de mon lien avec le livre :

Premièrement, quand j’étais petite, j’avais deux passions : le dessin d’abord, puis l’écriture. Très vite, j’ai commencé à écrire des livres (sans doute dès le CP). Alors bien sûr avec plus de dessins que d’écriture, et une orthographe hyper approximative, mais j’ai parfois retrouvé les livres que j’écrivais enfant et je réalisais que c’était présent hyper tôt dans ma vie : très jeune, je disais que je voulais être écrivaine. J’ai ensuite commencé à écrire des poèmes, et à 9 ans j’écrivais déjà des petits romans sur ordinateur. C’était à 90% des histoires de chevaux, ma grande passion d’enfance. Au collège j’écrivais des histoires de plus en plus longues, et vers 11 ans j’avais déjà écris un roman de 130 pages (mais je ne l’ai jamais terminé car j’ai eu ensuite envie de me mettre à la fantasy).

Autant dire que l’écriture avait une place IMMENSE dans ma vie, et ce depuis l’enfance. Et toujours en parallèle de ma passion du dessin.

Mon plus gros projet de roman Fantasy est né quand j’avais 12-13 ans et je suis toujours dessus (ça va faire dix ans du coup…) c’est une histoire sans fin : je n’arrive pas à l’écrire, mais je sais que je n’abandonnerai pas ce projet car il me tient énormément à coeur. Pour retracer un peu la chronologie : vers 13 ans, j’entrais en seconde et cela faisait deux ans que je recommençai sans arrêt de nouvelles histoires avec beaucoup de thématiques / personnages / lieux récurrents ou similaires. Je tenais quelque chose, mais évidemment, comme on change beaucoup à cet âge, l’histoire ne cessait d’évoluer, de changer d’enjeux, de contexte. Mais petit à petit, ces éléments récurrents commençaient à dessiner une ambiance, un paysage, et cela prenait tellement de place dans ma vie que cet univers était devenu une partie de moi-même.

C’est pendant la seconde et le début de ma première (13-14 ans) et lors de mon année sabbatique après être sortie de la dépression (17 ans) que j’ai été le plus active, il me semble. Entre deux (14-15-16 ans), c’était les années les plus sévères de ma dépression donc c’était moins présent. Durant ces deux périodes, je commençais à réfléchir vraiment sérieusement à mon histoire. Je ne me contentais plus d’écrire les pages d’un livre : je développais un univers. Je dessinais des cartes, je créais des fiches pour mes personnages, je dessinais leur portraits, je créais des créatures, j’imaginais un scénario du début à la fin, des enjeux énormes, et j’ai même créé toute l’histoire d’un monde, sa culture, sa géographie, sa mythologie. Depuis cette époque, je ne me suis jamais séparée des mes dizaines (voir centaines) de documents, aussi bien sur papier que sur ordinateur, qui constituent l’élaboration de cet univers. Mais pour de nombreuses raisons, je n’ai jamais réussi à dépasser l’étape de l’élaboration pour écrire : ces travaux préliminaires me plaisaient énormément, et j’y ai mis tellement de cœur que j’ai peur de tout gâcher en n’étant pas assez mature, douée, talentueuse pour que mon écriture soit à la hauteur de mon histoire.

En janvier/février 2017, je me suis violemment secouée pour m’y remettre : j’ai voulu être exposante au salon fantastique. J’avais fait deux vidéos à ce sujet, mais j’ai mis hors ligne la première car le son était trop mauvais. Le vlog après le salon est en revanche toujours disponible.


J’ai repris la mythologie que j’avais créé pour faire des peintures représentant les dieux et déesses que j’avais inventées, et j’ai exposé ces peintures, j’avais même créé une reine en peinture et en costume que j’ai porté pendant tout le salon. Mais finalement, si ça m’a donné un grand élan de créativité en peinture, je n’ai pas eu le temps de me mettre à l’écriture, et ce projet de roman que je m’étais promise de réaliser en 2017-2018 s’est noyé dans mes autres projets : juste après le salon, j’ai eu mon voyage au Québec, puis la tournée des piques-niques et ensuite Erasmus… Sans parler de ma chaîne youtube. Alors à nouveau, j’ai laissé l’écriture de côté…

Mais ça reste dans un coin de ma tête et dès que j’y pense, je me sens hyper impatiente et enthousiaste. Je sais que ce n’est pas bien d’attendre le bon moment, qu’il n’y a jamais de bon moment… Mais j’ai trop d’activités et je suis obligée de prioriser. J’ai trop de mal à être régulière sur Youtube en parallèle de mes études et de mes stages, et mon expérience m’a enseigné une chose : si je cumule trop de choses, je m’épuise, je fais un burn out, je tombe en dépression et je n’arrive plus à créer jusqu’à ce que j’aie une période de pause dans mon activité principale (vacances… ou carrément abandon de mon activité principale).

Alors, oui, j’attends sinon d’avoir fini mes études, au moins d’avoir assez de temps libre pour cumuler plusieurs grosses activités.

Pour revenir à mon lien avec le livre : dans mes études, j’avais donc passé un bac littéraire, puis j’ai fait le cours Florent (théâtre donc, toujours un lien étroit avec la littérature). Suite à mon année sabbatique, je suis allée en fac de lettres pour plusieurs raisons :

Premièrement, comme mon premier rêve était d’être écrivaine, ça me semblait cohérent d’étudier la littérature.
Deuxièmement, pour ma culture personnelle : toutes les sciences humaines me passionnent, et devoir choisir entre lettres, psycho, socio, philo, histoire de l’art, histoire, etc. me semblait être un véritable calvaire. J’ai donc choisi les Lettres car j’ai l’impression que ça regroupe un peu toutes les sciences humaines : la littérature est étroitement reliée à l’histoire, mais aussi à l’histoire de l’art, et à la philosophie (nous avons étudié Montaigne, Diderot etc), et même d’une certaine manière à la psychologie et la sociologie (certains mouvements littéraires sont même spécialisés en cela, comme le naturalisme). La littérature donne énormément à réfléchir sur la psychologie et la société à travers différentes époques, sur des sujets qui sont parfois universels et toujours d’actualité au XXIème siècle.
Enfin, par facilité : j’ai des capacités linguistiques et rédactionnelles qui représentaient un grand atout en lettres, et de ce fait j’ai pu valider ma licence sans vraiment m’investir, ce qui me permettait de ne pas me laisser trop envahir par les études et de garder mes distances car je savais que je ne supportais pas de ne pas avoir de temps pour mes projets.

J’ai donc énormément élargi ma culture littéraire, mais aussi mes connaissances de l’histoire du livre et de l’édition.

Suite à ça, je me suis lancée dans mes études actuelles, l’IESA Arts&Culture. J’étais donc moins spécifiquement centrée sur le livre et les lettres, mais finalement, c’est revenu  presque malgré moi : j’avais comme domaines culturels de prédilection la photographie et la musique, car cela m’attirait beaucoup plus que le livre dans les métiers culturels. J’ai donc fait mon premier stage dans une galerie de photographie, et ensuite, j’ai postulé pour travailler à France Festival, une association qui regroupe de nombreux festivals de musique et de spectacle vivant et qui les assiste sur le plan juridique et administratif. Je n’ai pas été prise, mais peu de temps après, j’ai reçu une offre d’une autre association : La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse. Ils ont du faire un recrutement de stagiaire en urgence et avaient donc récupéré mon CV chez France Festival, puisque leurs bureaux sont voisins. J’ai accepté, j’ai passé l’entretien et j’ai été prise : et finalement, je suis hyper heureuse car je pense que l’autre stage me correspondait moins que celui-ci : j’apprends énormément de choses sur la chaîne du livre, sur le métier d’auteur, sur le monde de l’édition, sur le droit d’auteur, et globalement sur toute l’actualité du livre sur le web puisque je fais beaucoup de veille médiatique sur différents médias ciblés sur le livre (Actualitté, Livre Hebdo, etc).

Et enfin, bien sûr, je suis une grande lectrice : je suis passionnée par les livres, j’aime les collectionner, et je m’intéresse à énormément de sujets : j’aime m’instruire, j’aime apprendre et rien ne vaut pour cela les livres, donc je lis autant de fictions que de livres théoriques. Mais je parlerai davantage de lecture une autre fois !


Pour conclure, cet article et cette vidéo vise principalement à vous expliquer mon intérêt pour le livre, pour vous dire que c’est un média d’expression qui est pour moi extrêmement important (autant que la vidéo, et même davantage puisque la vidéo est entrée dans ma vie assez récemment par rapport à l’écriture).

Je prévois donc d’écrire des livres dans les années qui viennent, aussi bien de la fiction que des livres plus théoriques, et plus cela sera présent dans ma vie, plus ce sera le cas sur ma chaîne et mon blog, naturellement.
Enfin, c’est pour annoncer que j’aimerais également parler davantage de mes lectures même si je dois encore définir sous quel format.

J’espère que tout cela vous plaira ! Je vous souhaite une belle journée.



Non classé

Trouble de l’humeur ou hypersensibilité ?

Pour ceux qui se demandent pourquoi j’associe toujours hypersensibilité, surdouance et autisme Asperger, c’est parce que les trois ont énormément de points communs, mais je ferai une vidéo pour expliquer ce lien plus en détail.

DISCLAIMER

Cette vidéo n’a PAS pour BUT de contester les diagnostics qu’un médecin aurait pu vous donner, surtout n’arrêtez pas de traitements sur un coup de tête car ça peut être très dangereux. Je vous parle de MON expérience, je veux avant tout mettre en garde contre les auto-diagnostics ET prévenir que les erreurs de diagnostic médical existent, mais si vous êtes diagnostiqué d’un trouble de l’humeur ce n’est pas du tout à prendre à la légère et cette vidéo ne vise pas du tout à dédramatiser la maladie ou à vous faire douter de votre diagnostic. Je sais que c’est un sujet un peu « touchy » parce que je veux partager le fait que j’ai eu un diagnostic incorrect (et que les psychiatres n’ont même pas ne serait-ce qu’effleuré l’hypothèse d’Asperger, alors que la pédopsychiatre amie de ma famille qui me connait depuis petite est persuadée que j’ai ce syndrome, et moi aussi à présent). La maladie bipolaire est une maladie très grave mais comme toute maladie il existe des cas plus légers que d’autres, et je pense que le sujet ne concerne pas vraiment les cas graves de cette maladie. (cela dit, vu le taux de suicide chez les personnes HPI/autistes , je pense qu’aucun des deux ne doit être pris à la légère)

Les troubles de l'humeur, quésako ?

Les troubles de l'humeur sont un ensemble de diagnostics regroupant entre autre le trouble bipolaire, mais également la dépression.

En quoi suis-je légitime pour aborder le sujet ?

Comme vous le savez, je ne suis pas médecin, ni journaliste - sinon je serai obligée de citer une source pour chaque information que j'avance. Mais je suis "juste" blogueuse et youtubeuse (pour le moment) et c'est par faute de temps — car cela ne me nourrit pas, et je dois étudier et travailler en parallèle — que je ne peux pas effectuer un vrai travail journalistique, à savoir rechercher des sources précises et les mentionner systématiquement. Mais lorsque j'aurais plus de temps, je compte bien avoir cette démarche.

En revanche, je peux toujours partager mes expériences personnelles, mes observations, ce que j'ai appris de mes interminables heures de recherches sur le web accumulées, ou de mes diverses lectures. Ce sont des connaissances que j'ai emmagasinées au fil des années, et non des recherches faites à l'occasion d'un article ou d'une vidéo (sinon je ne posterai sûrement qu'une vidéo tous les trois mois...), ce qui explique qu'il m'est difficile de lister mes sources pour chaque information que j'avance. Néanmoins, j'ai quand même listé un certain nombre d'articles, notamment en bas de cette page, en lien avec mes propos.

Adolescente, j'étais PASSIONNÉE par la psychiatrie. Ma curiosité insatiable me donnait envie de comprendre TOUT ce qui m'entourait, donc comme je passais ma vie dans le milieu psy, il en a longtemps été l'objet. Je passais mon temps à lire plein de choses sur les maladies mentales et leurs symptômes, leur origine, etc.
Pour tout vous dire : mon père était médecin et avait donc le Vidal, le "dictionnaire" qui recense TOUTES les notices de médicaments en circulation sur le marché pharmaceutique. Comme il est renouvelé chaque année, les médecins s'en débarrassent régulièrement et j'avais pu en récupérer un exemplaire : et comme certains se passionnent pour les dictionnaires ou les annuaires, moi, j'avais mon Vidal à côté de mon lit, et je recherchais avant tout les traitements de maladies psychiatriques pour ensuite faire plein de recherches sur Internet pour mieux comprendre le vocabulaire que j'ingurgitais.

À défaut d'être médecin, je pense quand même avoir acquis pas mal de connaissance sur le sujet, ce qui me permet d'en parler. Mais GROS DISCLAIMER : ne prenez PAS ces informations comme des vérités absolues, libre à vous de faire vos propres recherches et de me dire si je suis dans l'erreur — je vous en serai même reconnaissante. Tout ce que j'avance n'est qu'un mélange de mes connaissances personnelles, aussi vagues soient-elles, de mon expérience, et des observations que j'ai tirées de mes échanges avec les autres.

Quel est le lien que j'établis entre ces troubles et l'hypersensibilité ?

Je te l'explique dans cette vidéo :

Pour aller plus loin, j'ai sélectionné et analysé plusieurs symptômes du trouble bipolaire en les comparant avec des effets similaires chez les personnes hypersensibles/autistes/surdouées. Cette liste est sélective et n'est donc pas exhaustive, j'ai simplement sélectionné quelques exemples afin d'approfondir le sujet. En gras, ce sont des symptômes du trouble bipolaire ; en dessous, les équivalences proches que l'on retrouve chez les personnes HP/autistes/hypersensibles. Le but principal est de montrer combien la lecture d'une liste de symptôme peut être biaisée. Je vous invite à vous renseigner sur l'effet Barnum si vous souhaitez en savoir plus.

Hyperactivité :
Tout comme les troubles de l'attention, l'hyperactivité est un trouble que l'on retrouve fréquemment chez les personnes autistes/surdouées/hypersensibles (que je nommerai ensuite IA pour intelligences atypiques).

Un optimisme démesuré avec un grand niveau d'énergie ou être extrêmement irritable :
L'hypersensibilité qui va de paire avec les IA entraîne d'une part une grande sensibilité aux choses positives, car le bonheur et le plaisir (émotionnel et physique) sont ressentis de manière plus intense. De ce fait, les personnes concernées peuvent témoigner parfois d'un joie de vivre — voire d'une béatitude, d'une extase — face à certaines choses de la vie qui peut sembler excessive. L'optimisme en est une conséquence naturelle.

Concernant l'énergie, elle est extrêmement fluctuante chez les hypersensibles car elle dépend énormément de l'environnement, de l'état de santé (un hypersensible est également plus sensible aux perturbations physiologiques), la stimulation, etc. Les personnes concernées peuvent être épuisées par un contact social prolongé ou une après-midi dans une ville bruyante et animée, tout comme ils peuvent sembler inépuisables lorsqu'ils sont face à des tâches qui les stimulent, sont en accord avec leurs valeurs, nourrissent leurs ambitions personnelles ou les inspirent, tout simplement.

Enfin, l'irritabilité : elle est un symptôme de l'hypersensibilité et est une conséquence directe de l'épuisement que peuvent procurer les stimulations sensorielles ou les rapports sociaux.

Penser être capable de faire des choses irréalistes et penser avoir des capacités illimitées :

Cela va, selon moi, de paire avec l'optimisme vu précédemment. Concernant l'aspect irréaliste/illimité, je renvoie à ce que je dis dans ma vidéo concernant les croyances et spiritualités auxquelles sont souvent sensibles les personnes ayant une IA : croire en la loi de l'attraction, à la force de l'intention, etc.
Mais plus généralement, les personnes hypersensibles développent souvent une philosophie de vie qui les aide à vivre avec leur différence, et celle-ci se base généralement sur une positivité à toute épreuve (l'acceptation des échecs, des choses qui ne dépendent pas de notre volonté, etc). Réfléchir ainsi laisse effectivement penser que tout est possible. Il n'y a qu'à observer l'émergence des livres de développement personnel, de pensée positive, spiritualité, ésotérisme, et leur succès auprès des personnes hypersensibles.

Dormir très peu tout en se sentant plein d'énergie :
Ici, je ne me suis pas toujours sentie concernée en tant qu'hypersensible, car j'ai toujours souffert de fatigue chronique. Mais cela dit, j'ai déjà fait plusieurs burn-out, car j'ai eu des périodes où j'étais extrêmement stimulée et productive, je travaillais un nombre considérable d'heures par jour, tout en cumulant avec parfois deux heures de sport... Ou bien lorsque je voyageais, je marchais chaque jour des kilomètres, je randonnais en montagne, enchaînais les transports etc. et effectivement, je ne me souviens pas avoir souffert de fatigue dans ces moments. Mais à chaque fois que je me suis ainsi sentie poussée des ailes dans un contexte qui me stimulait beaucoup, cela s'est soldé par un burn-out dont le symptôme principal était la dépression et l'épuisement.

Parler à un rythme très rapide, à la limite de la compréhension pour les autres :
Mes vidéos en témoignent, même si je fais des efforts, j'ai toujours parlé EXTRÊMEMENT vite. Et je l'ai constaté chez énormément de personnes surdouées. Ce n'est pas systématique, mais c'est très fréquent : je l'ai toujours expliqué en disant que comme nos pensées allaient très vites, il fallait que le débit de parole suive, sinon on se perdait.

Difficultés ou incapacité à se concentrer, passer rapidement d'une idée à une autre :
Une fois de plus, il y a un lien a faire avec les troubles de l'attention qui sont souvent reliés aux IA (ou confondus avec). Quand au fait de passer d'une idée à l'autre, on le retrouve également à cause d'un des principaux facteurs des IA : la prensée en arborescence (je t'invite vivement à faire quelques recherches sur le sujet si tu ne sais pas ce que c'est !).

Troubles du jugement, impulsivité :
J'ai abordé la question de l'impulsivité dans ma vidéo, mais je pense que contrairement au trouble bipolaire, elle ne s'accompagne pas d'un défaut de jugement chez les personnes ayant une IA. Par exemple, je réserve parfois un voyage en pleine nuit sur un coup de tête, quitte à me retrouver à dormir dans une voiture en plein hiver en Islande : ce n'est pas inconsidéré, car j'ai conscience de mon budget et de ce que ça implique, et que je ressens parfois le besoin de vivre des expériences rudes pour réapprécier mon confort quotidien. Derrière ce visible manque de considération, il y a en fait une tonne de réflexions qui se sont faites très rapidement. Beaucoup de psychiatre pathologisent systématiquement ce genre de prise de risque et ne voient pas d'un bon œil le goût de l'aventure lorsqu'il dépasse un peu les codes de la société.

Agir sans réfléchir aux conséquences de ses actes :
Cela peut aller avec l'impulsivité, mais aussi avec le côté très spirituel cité précedemment : par exemple, j'ai tendance à croire si fort en la loi de l'attraction que je m'engage dans des paris risqués car je pars du principe que "tout va toujours très bien". Honnêtement, depuis que j'ai cette philosophie, la vie ne m'a jamais donné tort et je n'ai jamais eu de problème grave à cause d'une action impulsive. Disons que selon moi, la première conséquence des prises de risques, c'est de s'apercevoir qu'il y a souvent plus de solutions que de problème... et d'y prendre goût ! Les personnes avec une IA ont un besoin prononcé de briser la routine et de sortir de leur zone de confort, donc ce comportement est très fréquent, de ce que j'ai pu observer. À l'inverse, les personnes neurotypiques auront davantage un attrait pour la sécurité et le confort.

Désorientation et hallucinations (dans les cas sévères de trouble bipolaire) :
À première vue, je dirai que ce symptôme n'est pas nécessaire à analyser puisqu'il n'est pas systématique, mais... Sans parler d'hallucination, je pense que les personnes aux IA ont plus tendance que le reste de la population à connaître des états de déréalisation — post-traumatique ou non.
Mais ce n'est pas tout : étant plus sujets aussi aux troubles anxieux, eux-mêmes pouvant causer parfois des symptômes psychotiques... comme les hallucinations. (ici encore, c'est du vécu, mais j'ai eu des témoignages me confirmant que je ne suis pas un cas isolé).

Dépression :
Ici, pas besoin de développer : les symptômes de la dépression sont toujours les mêmes, qu'elle soient une maladie isolée ou un symptôme d'un trouble bipolaire. De fait, à ma connaissance, il n'est pas vraiment possible de les différencier à partir de la dépression en elle-même : les médecins se basent plutôt sur sa durée/fréquence/récurrence/etc.

En conclusion

On ne le dira jamais assez : il faut faire attention aux listes de symptômes disponibles sur Internet. Cette petite analyse le prouve : un hypersensible peut se reconnaître dans les symptômes du trouble bipolaire, comme ce fut mon cas lorsque j'étais plus jeune, et je pense que je suis très loin d'être un cas isolé.
Cet article a donc pour but de sensibiliser à ce lien trop peu souvent établi et pourtant en cause de nombreuses erreurs de diagnostic et à inciter les gens à rester vigilant : la frontière entre certains diagnostics radicalement opposés peut être parfois extrêmement ténue, tout particulièrement lorsqu'il s'agit de troubles émotionnels : entre les troubles saisonniers, les troubles de l'humeur, les intelligences atypiques, les problèmes intestinaux , les troubles hormonaux, les burn-out,... identifier l'origine d'un mal-être psychique est d'une extrême complexité. Or la neurologie, la psychiatrie, la gastro-entérologie et l'endocrinologie sont toutes des spécialités qui nécessitent des années d'études et qui sont en perpétuelle évolution, et personne ne peut exercer toutes ces spécialités simultanément... C'est cela qui explique parfois les années d'errance médicales, et non l'incompétence des médecins. Je ne cherche à accuser personne, pas même les psychiatres qui m'ont prescrit des thymorégulateurs. Et même concernant le manque de connaissance des psys sur le sujet des intelligences atypiques : sont-ils responsables du fait que cela ne soit pas (ou pas assez) étudié en médecine ?

Tout cela ouvre sur le vaste sujet de la médecine et de la santé, dont je ne pourrais faire le tour en un seul article... Mais j'en reparlerai très bientôt.

Bien-être

Je n’arrive pas à m’adapter

Nouvelle année, nouvelles questions, nouvelles problématiques : la reprise d’études exigeantes et à plein temps représente pour moi un vrai challenge. Je commence peut-être à cerner pourquoi cela est au point de mettre ma santé mentale en danger. Bien sûr, je n’ai pas eu le temps de décrire en détail comment je me suis sentie et comment j’ai vécu ces expériences au cours des derniers mois, mais je ferai sûrement une vidéo à ce sujet. C’était dur pour moi d’aborder ce sujet sur ma chaîne car j’ai toujours du mal à me dévoiler dans ma vulnérabilité, car depuis que j’ai « vaincu » la grave dépression que j’ai connu à l’adolescence, je m’oblige à rester forte et à ne jamais fléchir, mais ça ne fait parfois qu’empirer les choses. Heureusement, l’envie de progresser et de partager ensuite mes leçons de vie avec vous me donne une force précieuse et m’aide à accepter mes faiblesses, pour mieux me relever ensuite, et continuer à avancer, à apprendre. J’espère que cette vidéo t’intéressera, je compte aborder plus en détails les sujets de la surdouance, des intelligences atypiques et de l’hypersensibilité à l’avenir, mais en attendant, je t’invite à jeter un oeil aux ressources que je donne en barre d’info. Je posterai très bientôt ma vidéo sur la Slowlife et le lien entre ce sujet et l’hypersensibilité/surdouance etc.

En attendant, je vais ici t’en dire un peu plus sur les difficultés que j’ai rencontré, notamment concernant la fatigue chronique.

Voici la liste non exhaustive des craintes qui m’ont retenue de poster cette vidéo :
ça donne l’impression que je veux à tout prix mettre les gens dans des cases ?
ça donne l’impression que je cherche juste mon identité, ou pire, que j’essaie de trouver des excuses légitimant mes faiblesses/échecs ?
ça donne l’impression que je m’autodiagnostique, alors qu’il n’y a rien de plus complexe que ce genre de diagnostic ?
je parle de ce sujet alors que je ne m’y connais que très peu, et que ça ne me concerne peut-être même pas ?
si je ne le suis pas, cette vidéo n’a plus aucun sens ?
etc
Ce qui est amusant, c’est de voir que les craintes que j’attribue au regard des gens, c’est à dire à l’accueil de mes vidéos, ne trahit en réalité que les propres craintes que j’ai moi-même vis-à-vis de ce sujet. Encore une fois : l’illégitimité. Quand j’ai tourné cette vidéo, je venais juste d’écouter l’émission France Inter sur les autistes et cela m’a donné confiance car ça a vraiment confirmé mes doutes. Mais depuis, j’ai recommencé à douter autant qu’avant – voire même plus, dans la mesure où j’étais sur le point d’en parler publiquement.
Mais dans le fond, que je sois autiste ou « juste » surdouée, ces questionnements et doutes font partie de moi et de mon cheminement, donc pourquoi devrais-je avoir honte de les partager ?

La question que vous vous poserez peut-être est la suivante : pourquoi ai-je besoin de savoir ceci, et qu’est-ce que ce diagnostic pourrait changer ?
Comme je l’ai dit dans la vidéo, c’est important pour moi car ce sont des sujets dont je tiens beaucoup à parler sur ma chaîne. Mais ce n’est pas la seule raison.
À vrai dire, j’ai passé ma vie à chercher ce qui n’allait pas chez moi. JAMAIS je n’ai pu admettre que je pouvais être « normale », et pourtant je faisais TOUT pour essayer de l’être – ou le paraître – autant que possible. Je suis constamment épuisée, penser m’épuise, je m’endors épuisée, je me réveille épuisée. J’ai toujours eu l’impression d’être plus faible que les autres à cause de cette fatigue chronique. Et pourtant, certaines situations – bien que rares – la faisaient disparaître : le contact de la nature, le sport, et toutes les choses qui me connectaient purement et simplement au présent et mettaient un peu mes pensées en mode OFF. La sur-stimulation la faisait disparaître également, mais avait au contraire un contrecoup énorme qui me menait parfois au burn-out.

La réalité, c’est que si j’en faisais trop, c’est parce que dès que je m’arrêtais, cette fatigue m’envahissait, me dévorait. C’est pour ça que j’ai déjà fait au moins 3 burn-outs à seulement 21 ans.

Il y a une chose dont j’ai presque honte, mais je me suis souvent surprise à penser que je préfèrerai ne plus vivre pour enfin cesser d’être épuisée. C’est grave, c’est flippant, mais je ne suis pas suicidaire pour autant. Je ne veux pas mourir. J’aime profondément la vie. Mais dans mes plus gros moments de flottement, cette pensée me traverse l’esprit, même si je l’ignore et la laisse passer, en attendant que ça aille mieux. Alors, une fatigue qui fait perdre parfois l’envie même de vivre, même si ce n’est qu’un instant puisque je chasse ces pensées, je pense pouvoir affirmer légitimement que c’est anormal. Et cela dure depuis aussi loin que je puisse me souvenir.

Alors oui, c’est vrai, je cours après un diagnostic. Je cherche, depuis des années, ce qui ne tourne pas rond chez moi. À 15 ans, j’étais persuadée d’être bipolaire. À 17 ans, je passais des examens pour vérifier que je ne souffrais pas d’une maladie neurologique. À 19 ans, j’ai décidé d’arrêter toute forme de contraception, pensant que ça venait peut-être des hormones. À 20 ans, j’ai passé des examens pour savoir si je n’avais pas un trouble hormonal, l’hypothyroïdie, comme ma mère.
À chaque fois, tout allait très bien, je n’étais pas malade, heureusement, mais je restais sans réponse. J’avais beau savoir que la surdouance causait plus de fatigue que chez la moyenne, ce n’était pas un HANDICAP, or je me sentais réellement handicapée. Ce n’est pas normal d’avoir l’impression de ne pas avoir la force de vivre ma vie, alors que j’ai à peine la vingtaine et que je suis en bonne santé. Une partie de moi-même n’acceptait pas que TOUT puisse venir de là. Alors, je me suis dit, c’est peut-être un mélange entre la surdouance, l’anxiété sociale, l’hypersensibilité… Mais ces réponses ne m’ont jamais satisfaite.

Et dernièrement, quand j’ai à nouveau frôlé l’épuisement et la dépression juste parce que je faisais un stage à mi-temps, je me suis définitement convaincue qu’il y avait autre chose. Oui, j’ai besoin d’une réponse. J’aimerais être suivie, aidée, accompagnée, j’aimerais trouver des solutions pour ne plus avoir l’impression de vivre comme une funambule. J’aimerais comprendre pourquoi il n’y a que dans la solitude absolue, loin des villes, que je me sens vraiment épanouie.

Je reste forte, je serai toujours une battante, j’ai de quoi être fière de mon parcours et de toujours me relever. Mais je dois être lucide vis-à-vis de mes limites, pour ne pas me laisser dévorer par celles-ci. Un jour, j’arriverai à trouver des solutions, je deviendrais encore plus forte, et ce jour-là, je donnerai toutes cette force à aider les personnes qui rencontrent ce genre de difficulté. Si je devais n’avoir qu’un seul but dans la vie, ce serait peut-être celui-ci.

Je te dis à bientôt, et te souhaite encore une très belle année 2019.

P.S. : Ne t’inquiète pas, si j’ai la force de faire cette vidéo et écrire cet article, c’est parce que je vais déjà beaucoup mieux et que j’ai pris du recul. Je reste prudente, mais je suis confiante pour la suite car je sais désormais quelles situations sont risquées pour moi et mon équilibre.

Bien-être

Séance d’hypnose thérapeutique avec Marjorie Le Bon

Dans ma nouvelle vidéo, je raconte comment j’ai vécu ma première séance d’hypnose thérapeutique avec Marjorie Le Bon :

Elle m’a contactée au milieu du mois d’août pour me proposer une séance, qui a eu lieu la semaine suivante. Ça a été une expérience très riche et très forte et j’étais très impatiente d’en parler sur ma chaîne.

Je tiens à préciser que ce que je partage dans cette vidéo est mon ressenti personnel, mais que chaque personne peut vivre cette expérience d’une manière différente. C’est uniquement ma propre expérience que je partage, comme souvent dans mes vidéos.

Marjorie est une personne extrêmement douce et bienveillante, qui sait tout de suite mettre en confiance et rassurer. Elle aime énormément son travail et cela se ressent vraiment durant les consultations. Je ne peux que vous recommander de tester ses vidéos démo d’hypnose sur Youtube ! L’hypnose m’a toujours énormément attirée et fascinée, mais je n’avais jamais osé me lancer et je suis vraiment ravie de cette première expérience. Ça correspondait parfaitement à mes attentes, et même bien plus. J’ai été vraiment étonnée de ressentir des effets physiques tout au long de la journée, comme par exemple une sensation de chaleur dans le ventre (comme si j’avais une bouillotte posée sur moi) très douce et très agréable, sachant qu’on avait travaillé sur les chakras racine et solaire principalement (elle m’a fait un soin énergétique pendant la séance).

Au delà de l’apaisement que m’a apporté la séance, j’ai ressenti vraiment des effets psychologiques : pendant les heures qui ont suivi, j’ai vraiment eu un regard nouveau sur moi-même ainsi que sur le monde qui m’entourait. Cette séance a eu lieu pendant une semaine assez particulière ou beaucoup de ressentis se mélangeaient, ce qui a rendu l’expérience encore plus particulière. Depuis, il y a eu quelques fois où ces changements me paraissaient lointains, et d’autres où je sentais vraiment une différence… C’est assez fluctuent, ça dépend des jours, mais le changement reste bien présent. Globalement, cette séance m’a surtout permis de prendre des résolutions importantes :

  • J’ai osé aborder un sujet important avec un proche, alors que je repoussais sans cesse le moment à cause de différents blocages
  • J’ai pris la décision d’aborder des sujets importants sur ma chaîne que je n’avais pas encore directement traités en vidéo jusqu’alors
  • J’ai pris la décision d’écouter à nouveau davantage mon intuition, et de me reconnecter peu à peu à ma spiritualité car c’est quelque chose qui me fait du bien et dont je ressens le besoin
  • J’ai réussi à comprendre la source d’un problème de santé qui m’a gênée tout l’été et qui était en fait d’origine psychologique (j’en parlerai dans une prochaine vidéo) et j’ai donc pu commencer à régler le problème

Cette liste n’est pas exhaustive, et reste assez vague car ces changements sont assez personnels, mais c’est pour donner une idée de la puissance de l’impact que ça a eu sur moi et sur ma vie.

Suite à cette expérience, je pense sincèrement que l’hypnose peut aider dans absolument tous types de problèmes/blocages que l’on rencontre dans notre vie, et que cela doit idéalement s’accompagner d’une démarche d’introspection et de développement personnel pour pouvoir tirer un maximum de bénéfices de l’expérience (à condition bien sûr de se sentir près pour ça : il ne faut jamais se brusquer soi-même, surtout sur les sujets sensibles). Il est important de trouver un(e) thérapeute qui nous met en confiance et permet justement d’entrer vraiment en soi-même et d’accéder à ces parties cachées de nous-même. L’hypnothérapeute nous oriente, nous guide, nous accompagne mais ne nous brusque pas et n’oblige à rien : c’est une forme d’hypnose où l’on a pas besoin de parler, simplement d’écouter, ce qui nous permet de rester dans une bulle sécurisante et de se laisser simplement porter, ce qui aide énormément à mon avis pour lâcher prise. De toute façon, on est conscient et lucide, et l’esprit ne nous emmène que là où il est prêt à aller : si l’on est pas prêt pour se confronter à certaines choses, cela n’arrivera pas car le cerveau sait très bien nous protéger. Pour cette raison, je pense qu’il doit être intéressant de réitérer l’expérience à plusieurs stades de notre vie, car selon notre progression personnelle, on accèdera à des choses et des prises de conscience totalement différentes : l’esprit nous emmène là où on a besoin à ce moment de notre existence.

Pour conclure, cette séance m’a permis de débloquer pas mal de chose et de faire un bilan assez important de ma vie aujourd’hui et du rapport que j’ai à mon passé. Ce n’est pas encore évident, mais je me sens déjà plus consciente, plus lucide vis-à-vis de mes émotions et plus sereine. À l’avenir, j’aimerais retenter l’expérience de manière ponctuelle, c’est-à-dire à chaque fois que j’aurais le sentiment d’avoir exploré toutes les pistes ouvertes par la précédente séance et que j’aurais le sentiment d’arriver à une impasse. Cette phase peut à mon avis avoir des durées variables, mais en l’occurrence, les chemins à explorer pour moi suite à cette séance sont extrêmement riches et nombreux, donc j’ai beaucoup de travail personnel à faire désormais. Je suis très heureuse d’avoir pu vivre ça, car ça m’a permis d’avancer plus rapidement que prévu et de sortir de ma zone de confort.

Je tenais à partager différents liens pour ceux qui sont intéressés :

Le site de Marjorie

Sa chaîne

L’interview de Marjorie réalisée par Mamanyoupie 

J’espère que ce partage vous aura plu ! On se retrouve très bientôt pour parler cette fois-ci d’autohypnose. Passez une très belle journée <3

Non classé

Vøringfossen – La fascination pour la nature

   Vøringfossen Waterfall, Norway, June 2018

Comment doit-on se sentir face à une telle expression de la puissance de la nature ? Écrasé ? Impressionné ? Subjugué ? Apaisé ?

Parmi le tumulte de la vie qui nous entoure, les prouesses technologiques, humaines, architecturales, comment expliquer ce besoin permanent de retour aux sources, retour à la nature, cette fascination et cette connexion que la plupart d’entre nous ressentons envers notre planète ?

L’homme pourrait-il égaler la puissance de la nature, la force d’une cascade, l’harmonie d’une forêt, l’équilibre d’un paysage de montagne ? Même s’il crée des forces plus grandes encore, des choses plus surprenantes, des choses qui justement défient les lois de la nature… Ce n’est jamais équivalent. La nature a cette force d’ÊTRE. Elle est simplement. Sans raison, sans explication, elle est. On peut étudier son fonctionnement, analyser tout ce qui compose le monde, sans jamais répondre aux questions métaphysique : pourquoi est-ce ainsi ? Et se dire que lorsque l’on ne sera plus, cette immense chute d’eau sera probablement toujours ici, puissante et majestueuse.

Au delà des sciences, il y a aussi et bien sûr l’art. L’art qui donne forme à l’irréalisable. L’art qui met des mots, des sons et des couleurs sur les émotions les plus profondes et les plus inexprimables de l’âme humaine. Certaines musiques nous donnent l’impression que notre coeur explose tant les émotions qui le transpercent sont puissantes. Certaines photographies font incarner à la nature un visage si imposant qu’elles nous font nous sentir minuscule, comme si on y était. Certains textes nous donnent l’impression de remettre en question notre vie entière, comme l’observation de la voûte étoilée, si proche et en même temps si inaccessible.

La nature incarne tout cela à la fois. L’existence déraisonnable et pourtant frôlant la perfection, les mystères de la sciences, la puissance d’une symphonie bouleversante. La nature nous aide à reprendre notre place insignifiante, et à prendre du recul sur la vie toute entière. Si rien n’a de sens, alors, tout en a un. Tout peut en avoir un. Au coeur de l’immensité sauvage, nous ne sommes qu’une poussière insignifiante et pourtant, chacun de nos actes a un impact. Si la nature nous appelle tant, c’est sans doute parce qu’elle seule a ce pouvoir de nous rendre lucide sur l’importance des choses. Elle est le chemin le plus direct vers la pleine conscience. Nous ne sommes rien, mais nous faisons partie d’un tout.

À nous de choisir notre place.

Voyage

Erasmus : gérer le manque et l’éloignement ?

Je n’avais jamais réalisé combien il était important d’avoir une vie sociale riche avant de partir en Suède. Après une année passée loin des miens, une année où j’ai eu l’impression d’être l’ombre de moi-même, une année passée en grande partie dans l’isolement et la solitude (avec pour unique compagnie mon amie et coloc, Sarah, sans qui je ne sais pas comment j’aurais pu vivre cette année), j’ai pu réaliser ce qui était vraiment essentiel pour moi.

– J’ai pu réaliser combien mes amis, bien qu’éloignés et peu nombreux, m’apportent énormément quand je les vois. Combien un petit restaurant avec un groupe d’amis ou une soirée entre étudiants peut permettre de décompresser. Combien la possibilité d’aller prendre un café avec une amie donne tout son sens au fait de vivre en ville.

– J’ai aussi réalisé à quel point savoir qu’on a la possibilité de faire certaines choses, comme rentrer voir sa mère sur un coup de tête, se ressourcer dans la maison de son enfance ou bien organiser une sortie avec ses proches à la dernière minute permet de se sentir entouré.

– J’ai compris combien cela rendait libre d’avoir une voiture, ou à défaut, de vivre avec des proches qui en ont une, et pouvoir organiser des sorties en tout genre sans se soucier des transports.

– J’ai réalisé combien c’était plus difficile de faire des vidéos régulièrement quand on avait beaucoup de contraintes matérielles.

– J’ai réalisé combien j’aimais peindre des toiles et combien ça me manquait d’avoir tout mon matériel, combien je rêvais d’avoir un atelier créatif.

– J’ai réalisé combien le manque peut nous faire nous sentir vide, nous ôter toute inspiration et toute motivation, nous faire nous perdre nous-mêmes, si on ne parvient pas à le combler.

Cette liste est non exhaustive.
À Stockholm, j’avais laissé de côté beaucoup, beaucoup, beaucoup des éléments qui constituaient mon équilibre, mon confort et mon bonheur, mais sans vraiment trouver de quoi les remplacer. Mon bonheur là-bas résidait majoritairement dans :
– L’exploration, les visites, la beauté de la ville et des paysages, l’accès facile à de nombreux lieux variés en transport en commun
– Le confort du campus avec sa super connexion internet, sa salle de sport au top, le lac avoisinant et les salles aménagées où je passais des journées entières à travailler.
– La découverte de la culture suédoise.

C’est déjà formidable, mais tout de même limité : nous connaissons tous la citation du film Into the Wild, « hapiness only real when shared ».
Jamais, jamais je n’aurais pensé vraiment en comprendre le sens, moi qui avait tendance à trouver le bonheur et la plénitude dans la solitude. Et pourtant, à Stockholm, combien j’aurais donné pour partager mes explorations hivernales solitaires ? Prendre une boisson chaude avec une personne que j’aime dans un des cafés cosy de Stockholm ? Partir me perdre en forêt avec une amie ? Visiter les musées accompagnée ? Rejoindre des amies à mon cours de yoga plutôt qu’y aller seule ? Inviter des proches à manger chez moi, ou passer une petite soirée ?
Évidemment, j’ai eu de la visite, j’ai pu passer des moments avec des gens. Mais recevoir un invité une semaine chez soi, ce n’est pas de tout repos, et c’est intense : dans ces moments, mon besoin d’avoir ma petite bulle de solitude quotidienne se faisait vite sentir. Ça n’a donc rien à voir avec le fait d’avoir des amis sur place à qui on peut proposer ces activités à la dernière minute, régulièrement, sans forcément s’organiser à l’avance. Quand aux connaissances que j’avais à Stockholm, le courant ne passait pas forcément suffisamment, je ne partageais pas assez avec eux.
Aujourd’hui, en France, je savoure mes moments passés entre amis plus que jamais. Et pourtant, je suis toujours aussi solitaire, mais j’ai quand même pris conscience de l’importance d’une vie sociale enrichissante.

Cette expérience m’a fait remettre en question certaines de mes certitudes sur le bonheur. Je pense toujours que l’on trouve le bonheur en soi-même, mais que l’absence de certains éléments dans notre vie peut être un réel frein à l’épanouissement (je le savais pour la santé, mais c’est vrai pour bien d’autres choses, finalement). D’où l’importance de vraiment se connaître soi-même, d’apprendre à reconnaître ce qui est bon pour nous et ce qui ne l’est pas, et donner son temps et ses efforts dans ce qui en vaut réellement la peine.
Mais cette expérience m’a aussi et surtout fait prendre conscience de la chance que j’avais de pouvoir profiter à présent de toutes ces choses qui m’ont manquées, et me font prendre conscience de la valeur qu’ont la famille, les belles amitiés, la possibilité d’avoir du matériel artistique/créatif et un accès aux livres et à la culture. Il faut parfois être privé des choses vraiment importantes pour apprendre à réellement les savourer.

J’espère que cette vidéo te plaira !

 

Voyage

Erasmus (partie I) : Isolement / L’enfer du logement en Suède

Je n’ai jamais trop aimé les études. En fait, j’adore apprendre, je m’intéresse absolument à tout, mais je n’aime apprendre que par moi-même. Je déteste les devoirs, les examens, car pour moi cela nuit à mon plaisir d’apprendre, en le rendant contraignant. Mais je me suis lancée dans des études de Lettres modernes après avoir renoncé, suite à un burn out, au cours Florent à Paris.

Encore une fois, j’ai retrouvé la même difficulté : moi qui adore les livres, le fait de devoir lire tel livre pour telle date faisait que j’y prenais beaucoup moins de plaisir, et résultat je n’ai jamais aussi peu lu que depuis que je suis en lettres. Mais j’ai poursuivis mes études, car je voulais obtenir cette licence, même si je ne savais pas encore avec certitude ce que j’en ferai. Plus les semestres passaient, plus je m’ennuyais et moins j’avais de plaisir en cours, alors Erasmus était pour moi le parfait compromis : ce serait un peu comme une récompense pour avoir eu mes deux premières années, et pour mêler le plaisir du voyage à cette troisième et dernière année.

De plus, j’adore les langues, et avoir fait Erasmus est quand même un atout dans le monde professionnel, je pense. Alors, l’année dernière, j’ai postulé pour différentes université, car il fallait mettre trois choix différents, mais je n’en avais qu’une seule en tête : Stockholm. Je rêvais d’aller en Scandinavie depuis toujours, alors j’étais prête à tout pour obtenir cette destination. J’ai commencé à lire des auteurs suédois, à apprendre la langue en autodidacte, à me renseigner sur la culture du pays… Cela ne m’a pas servi pour ma candidature, finalement, car nous n’étions que trois à demander la place, et je pense que je l’aurais obtenue dans tous les cas car j’étais celle qui avais les meilleurs résultats, notamment en langue vivante. Mais je ne regrette pas de l’avoir fait, car c’était enrichissant, et je connaissais un peu plus la culture de ce pays où j’allais vivre un an. Je n’ai finalement pas suffisamment travaillé pour pouvoir parler suédois, et surtout, j’ai réalisé que les suédois étaient assez inaccessibles et donc que j’avais beaucoup plus d’opportunités de parler anglais que suédois : ça m’a un peu démotivée à apprendre la langue si je ne pouvais pas trop la pratiquer. Mais les quelques bases que j’avais m’ont tout de même servies, et beaucoup de choses m’étaient déjà familières quand je suis arrivée ici.

Je pense que le plus gros des aspects négatifs d’Erasmus se situe avant le départ. Les trois ou quatre mois précédant la rentrée, passé le stress de savoir si ma candidature était validée, il y avait beaucoup de choses à faire (sur le plan administratif, mais aussi préparer mon départ, mon inscription, chercher un logement…) on était vraiment peu accompagnés, très livrés à nous même, et moi qui ai toujours eu un peu de mal avec l’administratif, c’était assez difficile. Mais le pire, c’était pour le logement. Je n’avais pas pris de logement étudiant, pensant que trouver un logement par moi-même ne serait pas plus compliqué qu’en France, mais j’ai appris seulement après qu’il y avait une véritable crise immobilière en Suède. Tous les logements se louent en seconde main, à prix très élevés, car il y a une demande énorme. Le seul moyen d’avoir un logement par le biais d’une agence est de s’inscrire sur une liste d’attente qui est longue de parfois dix, voire vingt ans selon l’emplacement. Avant d’arriver sur place, j’avais essayé de chercher des logements en passant par différents sites, mais je n’avais aucun résultat, je ne me rendais pas bien compte des distances par rapport à Stockholm, je tournais en rond et cela ne faisait que m’angoisser davantage. Alors j’ai décidé de faire confiance au destin, et j’ai laissé ça de côté.

Arrivée au mois d’août avec mon amie Sarah qui faisait Erasmus avec moi, ne sachant que très tard quand débutaient les cours, je n’avais pas de billets d’avion, et je ne voulais pas dépenser une fortune pour ça, car un billet de dernière minute en plein mois d’août aurait coûté très cher. C’est ainsi que nous avons décidé avec Sarah de partir en stop. J’ai fait une vidéo qui retrace notre périple.
Arrivées sur place, nous avons logé chez l’habitant en faisant du Couchsurfing, et nous avons passé nos journées entières pendant 4 jours (même si cela m’a semblé dix fois plus long) dans des cafés, pour profiter du wifi pour chercher un logement.
Nous avons finalement réussi à trouver, mais à condition de faire quelques compromis que je t’explique dans ma vidéo en fin d’article.

Finalement, cette expérience assez peu conventionnelle pour un départ Erasmus m’a rappelée combien on trouvait quasiment toujours une solution à chaque problème, et je me suis rendue compte que j’aimais beaucoup vivre ainsi, au jour le jour, et je regrettais de m’être autant tracassée en amont. Les difficultés que nous avons rencontrées ensuite étaient plus d’ordre administratifs : on ne comprenait pas grand chose au site de l’université, qui a un fonctionnement peu intuitif à mon goût (au bout d’un mois, je commençais seulement à le maîtriser un peu), et donc nous avions eu du mal à choisir nos cours, à comprendre comment ça allait se passer, etc. Mais la réunion d’accueil nous a soulagée du poids de la plupart des interrogations que nous avions, et je commençai alors à souffler. L’ambiance était assez dingue et c’était vraiment très différent de mon campus en France !

Les cours ont commencé alors, et puisque j’étudiais les lettres modernes en France, je me suis retrouvée dans le département de littérature française, et j’avais donc des cours… en français. Ma première grosse surprise était de n’avoir que 8 heures de cours par semaine. Mais j’ai vite compris que le travail personnel demandé dépassait de loin tout ce que j’avais pu connaître au cours de ma scolarité, ce temps gagné était donc loin d’être du temps libre, mais ça me convenait bien, moi qui préfère le travail individuel et qui n’aime pas trop les cours.

Le campus était génial, je m’y suis directement sentie bien, et j’y passais mes journées entières pour travailler quand je n’étais pas en train de voyager ou d’explorer les environs. Le rythme était intense mais le niveau largement accessible, donc je ne me faisais aucun soucis pour la réussite de cette année, du moment que j’étais rigoureuse et que je gardais une très bonne organisation. A vrai dire, c’est la première fois de ma vie que je me suis sentie studieuse, car en France, j’arrivais toujours à me débrouiller pour tout faire la veille des examens, ce qui n’était pas possible en Suède.

Voici donc comment s’est déroulé mon arrivée en Suède, et comment étaient mes premières impressions. Dans cette première vidéo, je te raconte comment s’est passé la suite et les deux principales difficultés que j’ai rencontré sur place : l’isolement, et les difficultés que j’ai eu avec ce fameux logement trouvé par chance à la dernière minute.

En ce qui concerne l’isolement, voici certains points que je n’ai pas vraiment détaillé mais qui me semblent importants :

– les suédois sont très peu accessibles comme je l’ai dis plus tôt. Ils sont très gentils mais il est difficile de les rencontrer et faire connaissances avec eux. De l’extérieur, ils peuvent donner une impression un peu fermée et snob, alors que ce n’est généralement pas le cas : c’est plus, de ce que j’ai pu voir, une sorte de réserve, d’effacement vis-à-vis des inconnus et particulièrement les étrangers (surtout si on ne parle pas suédois). Donc, en temps qu’expatrié ou étudiant en échange, il est très difficile d’en rencontrer, à moins d’avoir de la chance, et de parler suédois de préférence, et cela peut prendre beaucoup de temps et demander une très bonne intégration dans la société et la culture suédoise. Autrement, on rencontre quasiment uniquement d’autres Erasmus ou d’autres expatriés.

– Je l’ai évoqué rapidement, mais j’ai aussi des petits soucis d’anxiété sociale qui m’ont freinée dans ma recherche de nouvelles personnes. J’ai la mauvaise habitude de m’isoler pas mal, donc arriver dans une nouvelle ville et un nouveau pays n’est pas une situation facile pour moi : ça demande de vraiment faire des efforts pour se sociabiliser afin de créer des liens et les entretenir.

– De plus, j’ai tellement fait des rencontres incroyables juste avant de partir dans un milieu qui me correspondait (les picnics zéro déchets) que ça avait mis la barre très haute, et je me retrouvais moins dans les personnes que je croisais par la suite ; c’était moins facile de trouver des gens hypersensibles etc et intéressés par les mêmes sujets que moi et j’avais un peu de mal à l’accepter puisque je m’étais habituée à ça pendant tout l’été.
Mais en soi, être capable de créer du lien avec tout type de personne est une preuve de grandeur, de sagesse, d’ouverture et j’ai compris cette année que j’en étais encore loin : il ne tient qu’à moi de travailler dessus. Mais quand on est plutôt solitaire, on a du mal à consacrer beaucoup de temps et d’effort là dessus… Même si mes expériences de voyage m’ont fait pas mal grandir et avancer sur ce point, c’était plus facile car c’est momentané les voyages. En Erasmus, ça devient la vie quotidienne donc il faut appliquer ça au long terme et c’est là que ça devient plus difficile pour moi… Globalement, je vois rarement les gens que j’aime et ce sont des gens assez solitaires comme moi donc c’est plus facile de créer du lien comme ça. S’ils étaient des gens qui voulaient me voir souvent, sortir beaucoup, etc, pour entretenir notre amitié, ce serait plus compliqué, je ne me sens pas adaptée à ça…

– Enfin, concernant les deux soucis évoqués, il est évident que vivre en résidence universitaire aurait été une solution qui évite tout cela. Mais nous n’en avons pas eu pour différentes raison : mes difficultés avec les démarches administratives m’ont fait prendre un peu de retard dans l’organisation de mon départ, j’avais quelques réticences assez inconscientes à être en résidence universitaire et partager une cuisine, etc, avec d’autres personnes (à cause du besoin de solitude que crée justement mon anxiété sociale), et lorsque j’ai compris la situation pour se loger à Stockholm, il était déjà trop tard. Enfin, les places sont limitées et insuffisantes pour l’accueil de tous les élèves étrangers.

 

C’est à peu près tout, si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas ! J’espère que la vidéo vous plaira.

 

Bien-être

La fin de l’hiver

 

 

 

L’hiver est terminé.
Quand j’ai réalisé que c’était la dernière neige de l’année qui fondait à Stockholm, j’ai ressenti beaucoup d’émotions. Un an, c’est assez long en terme de durée, mais c’est court dans la mesure où chaque saison ne se vit qu’une seule fois : cela oblige à les savourer pleinement.
Bien sûr, je reviendrai à Stockholm, peut-être que je reverrai toutes les différentes saisons au cours de ma vie dans cette belle ville. Mais je n’y habiterai sans doute plus jamais, c’était une expérience unique dans ma vie.
Je me souviens parfaitement de la dernière fois que j’ai marché sur un lac gelé, à Lidingö, à la fin du mois de Mars, et des dernières traces de neige que j’ai pu voir dans certaines réserves naturelles ces derniers temps : l’impatience et la joie se mêlaient au sentiment de nostalgie.

 

 

Pendant toutes les longues nuits d’hiver, la ville de Stockholm était magnifique. Il y avait des guirlandes lumineuses partout, et les rues étaient bien éclairées durant toutes ces après-midi d’obscurité. C’était chaleureux, malgré le froid et l’obscurité. L’ambiance était calme, apaisante, feutrée. Stockholm est une ville où on se sent bien, apaisé et en sécurité, même après la tombée de la nuit.

 

 

Bien que l’hiver fut assez difficile à vivre, j’ai fait beaucoup de promenades, beaucoup de photos, j’ai exploré plein d’endroits lorsque la température était négative et qu’une épaisse couche de neige recouvrait la ville. Je me suis souvent perdue en pleine nature, aussi longtemps que ma résistance au froid le permettait, à explorer un maximum de parcs et de réserves naturelles.

 


Je me rappelle le bonheur que j’éprouvais lorsqu’il y avait du soleil sur le campus enneigé. Lorsque je rentrais chez moi tard le soir et que de légers flocons tombaient dans la rue déserte. Je me rappelle encore de la toute première fois qu’il a neigé : c’était lors de mon week-end d’anniversaire. Mon père était venu en Suède, et on avait loué un petit chalet au bord d’une rivière pour le fêter. Il y avait une ambiance magique, et je n’oublierai jamais ce week-end de mes 20 ans. Le dimanche matin, je me suis levée tôt, j’ai fait un sauna et puis je suis allée me baigner dans la rivière gelée, par -4°. C’était une expérience typiquement scandinave que j’avais toujours voulu vivre. Partir presque seule loin de tout pour mes vingt ans paraîtra sans doute un peu étrange à ceux qui préfère le contact social, les fêtes et la compagnie, mais personnellement, je ne pouvais pas rêver mieux que le calme, la nature, des bougies et une cheminée. Dans les pays nordiques, ce n’est pas un hasard si les maisons sont joliment décorées, s’il y a des magasin de lampes et de décoration partout, et qu’ils sont bien connus pour ça : rendre la vie en intérieur chaleureuse est le seul moyen de supporter les conditions difficiles de l’hiver. Être dans un bel endroit, agréable à vivre, chaud et lumineux, avec des gens que l’on aime, c’est peut-être un peu la base de l’art de vivre à la scandinave, et c’est en même temps si simple.

 

 

Je pense avoir savouré l’hiver malgré tout. Malgré la dépression saisonnière, malgré la grande fatigue, malgré certaines difficultés. Il m’a semblé extrêmement long : il est arrivé tôt, s’est installé progressivement, puis a semblé ne jamais s’arrêter. Et le printemps, lui aussi, est arrivé très rapidement : la neige a fondu, les jours se sont rallongés à une vitesse folle, les terrasses se sont remplies, les rues se sont animées…

Au moment où j’ai écris ce texte, nous étions à la fin du mois d’avril, et tous les arbres commençaient à bourgeonner, l’herbe reprenait enfin des couleurs, et il avait fait particulièrement chaud au milieu du mois. J’ai toujours adoré le printemps : c’est sans doute ma saison préférée, comme pour beaucoup de personnes. Mais jamais, de toute ma vie, je n’avais autant apprécié son arrivée.

 


Je pensais aimer le printemps, aimer la nature, mais pourtant, je n’avais jamais vraiment pris le temps de l’observer renaître. De détailler les différentes formes des différents bourgeons des différents arbres, de les voir s’épanouir jour après jour. Je n’avais jamais réalisé combien de temps l’herbe mettait à verdir, les fleurs à pousser, les arbres à retrouver leurs feuilles. Dans un sens, je suis heureuse d’avoir traversé une si violente dépression saisonnière : je n’ai jamais vécu aussi intensément le printemps avant cette année. Je n’ai jamais ressenti avec autant de force la vie se reformer, la terre se réchauffer et l’énergie créatrice se décupler. C’est sûrement parce que l’hiver a été difficile qu’aujourd’hui, je suis profondément heureuse, et pleinement consciente de mon environnement. Je me sens forte, épanouie, prête à réaliser toutes sortes de projets.

L’hiver est terminé, et il laisse place à la formidable énergie bienfaisante et créatrice du printemps. Et plus que jamais, je me sens connectée au monde qui m’entoure.