Voyage

Mon rapport aux voyages aujourd’hui

 

 

Hello !
Aujourd’hui, j’expérimente pour la première fois de créer et poster du contenu en déplacement. J’ai donc réalisé une vidéo dans le train, sans montage et j’ai essayé de la mettre en ligne directement.
Aimes-tu ce genre de format vlog ? Parce que si ça te plaît, je pourrais faire des vidéos plus souvent pour compenser celles plus travaillées qui me demandent pas mal de temps de réalisation ! Cette question entre bien dans le thème de la vidéo, puisque justement, les voyages peuvent être un frein à la création de contenu si on est mal organisé.

Aujourd’hui donc, j’avais envie de te parler de l’évolution de mon rapport au voyage.
J’ai adoré découvrir l’Europe à travers plein de petits séjours, mais je culpabilise un peu quand je pense au nombre de fois où j’ai pris l’avion. Mais à cette époque je n’en avais pas du tout conscience…

Je ne suis pas parfaite, ceci est une réflexion facile à avoir tant que je suis bloquée à Paris pour mes études mais j’ai conscience que lorsque j’aurais l’occasion de voyager à nouveau je me retrouverai face à des choix réels, plus difficiles à prendre. Mais j’espère réussir à m’y tenir. Au moins, d’ici là, cette réflexion aura eu le temps de mûrir en moi et de devenir une façon naturelle de penser systématiquement à des alternatives à l’avion.
Mais j’avoue que des problèmes se posent déjà : d’une part, une chance unique d’aller un an en Nouvelle-Zélande après mes études, et peu après, mon père qui souhaiterait organiser un voyage aux USA avec ses quatre enfants pour fêter sa retraite car il n’a jamais eu l’occasion de partir avec tous ses enfants en vacances. Je ne vois pas comment je peux faire un choix entre tenter de le convaincre de partir moins loin, et donc tenter de priver toute ma famille d’aller aux USA pour ma conviction écologique, ou bien ne pas venir, et de ce fait, le rendre triste car il n’aura une fois de plus pas pu partir avec tous ses enfants.
La seule solution que j’envisage, c’est d’en profiter pour réaliser un de mes premiers rêves, rester là-bas et m’installer quelques temps au Canada. Mais je ne sais pas si je suis prête à m’imaginer quitter la France pour au moins deux ou trois ans juste après mes études… ça me paraît si proche, et j’ai peur de mettre en péril mes projets pro en partant si tôt.

Une des choses dont je ne parle pas dans cette vidéo, c’est le sujet de la nature. Dans mes séjours courts, je ne visitais que des villes : hors aujourd’hui, je suis davantage attirée par les randonnées dans la nature, les beaux paysages, etc. Mais pour profiter de ça, il faut passer un certain temps sur place. Certes, j’aime toujours les musées, la vie culturelle, la dynamique des villes, mais je n’ai pas l’impression d’avoir réellement profité d’un pays si je n’ai pas également découvert sa nature et ses paysages sauvages.

Pour moi, la durée idéale pour “vivre” un pays, c’est un an : et pour comprendre cela, il faut comprendre mon rapport aux saisons. Si certaines personnes préfèrent clairement une saison spécifique comme le printemps, j’aime absolument toutes les saisons. Pas parce que je n’ai pas de préférence entre elle ou que j’y suis indifférente, mais parce que chaque saison a une atmosphère unique, tout un imaginaire et un univers qui y est relié, presque une mythologie tant les symboles des saisons sont forts à mes yeux. Je prévois d’ailleurs des vidéos sur le sujet.
Et cela vaut aussi bien en ville que dans la nature.

Quel que soit le pays, je n’aurais pas l’impression de l’avoir “vécu” réellement si je n’ai pas connu tout cela, surtout dans les pays nordiques où les saisons sont très marquées :
– Ses paysages enneigés, ses arbres couverts de givres, ses couchers de soleil hivernaux
– Le silence hivernal de ses villes, les lumières qui illuminent les rues des longues nuit d’hiver, le son feutré de la marche des passants dans la rue blanche
– La renaissance de sa nature au printemps, les forêts parfumées et le chant des oiseaux, les fleurs qui colorent le paysage
– Le bonheur des gens lorsque les jours rallongent, les premières longues soirées en terrasse et l’animation de la ville qui se réveille
– L’air calme de l’été, ses prairies dorées et ses couchers de soleil si longs, les ciels étoilés en pleine nature
– L’odeur d’une pluie d’été après des jours de chaleurs dans la rue, les boissons fraîches des vacanciers au soleil et la fraîcheur du soir dans les rues illuminées
– La mélancolie de l’automne, les arbres qui se dénudent, la nature qui s’endort peu à peu
– La joie candide des dernières journées d’été et du soleil d’automne, le retour des boissons chaudes, des bougies et du vent frais qui caresse le visage en marchant dans la rue

Oui, vraiment, je n’ai pas l’impression de connaître un pays, ni même une ville, si je n’ai pas pu apprécier ses quatre visages.

Je pense pouvoir le dire aujourd’hui. Je ne veux plus voyager. Ou plutôt, je ne veux plus simplement voyager. Je veux vivre plus. Vivre partout. Rencontrer des gens de tous les horizons et avoir le temps de nouer des liens réels. Comprendre, découvrir et apprécier toutes les subtilités d’une culture et revenir chargée de souvenirs. Laisser des petits bouts de moi un peu partout, mais en échange, enrichie pour toujours.

Alors pour ça, je ne voyagerai plus, mais je vivrai partout. A un endroit fixe, ou en nomade, pour des semaines, des mois, ou des années.

Aussi, je réalise que ce mode de vie, bien que contraignant, m’oblige à respecter certains de mes idéaux, comme devenir réellement minimaliste. Quoi de pire qu’être encombré d’affaires en déplacement ?

Je ne prévois pas en revanche d’être nomade toute ma vie. C’est un très beau choix de vie, mais il n’est pas fait pour moi je pense : j’ai certains rêves au plus long terme avec lesquels une vie nomade ne s’accordera plus, mais je compte peut-être voyager une dizaine d’années à fond avant de me poser. Évidemment, la tentation est grande d’aller me poser définitivement en Suède, en Norvège ou au Canada mais j’ai quelques freins : si je ne veux plus trop prendre l’avion, m’installer au Canada revient à ne plus voir mes proches en France et aujourd’hui, ça me semble inconcevable. Quand à la Suède ou la Norvège, je trouve cela moins pratique pour partir voyager par la voie terrestre (train, bus), contrairement à la Suisse par exemple qui est très centrale en Europe et qui permet d’aller un peu partout : ainsi, je pourrais continuer à explorer l’Europe. Mais c’est pour dans longtemps, si ça se trouve, d’ici dix ans, tout aura changé pour moi. Qui sait ? Je trouve ça tellement fou d’imaginer l’avenir. Il est tellement riche de promesses, de possibilités, de chemins tous si différents.

Et toi, quel est ton rapport aux voyages ?

 

 

 

 

You Might Also Like

No Comments

    Leave a Reply